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Blood Sweat & Towers

Blood Sweat & Towers

Towers Of London

par Nils le 8 août 2006

3,5

paru en juin 2006 (TVT)

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Toujours dans la vague MySpace, qui au fur et à mesure remplace les singles, on trouve comme souvent un groupe avec du gros potentiel, qui balance quelques titres franchement alléchants pour, au résultat, laisser planer quelques doutes sur la réelle conviction du disque.

Towers Of London, cinq mecs ayant adopté la même dégaine que Keith Richards pendant la tournée Stones de 69, les perfectos et chaînes en plus, sont plus à classer dans la section « dur » de la chose qu’à côté des belles ballades de Nick Drake. Au début, cela promettait du son très bon, vif, à balancer sur une dizaine de Cabasse pousser à l’extrême pour ressentir les lourds riffs du guitar hero The Rev sur Air Guitar ou la surprenante voix de Donny sur I Am A Rat. Deux titres à ne pas mettre de côté car superbement enregistrés.

Seulement, après quelques écoutes du disque jusqu’au bout, il est malheureux de constater que les nouveautés à découvrir ne sont pas à la hauteur des premiers sons si prometteurs. Si on retient Beaujolais aux airs pistoliens (EMI à 1 minute 13) ou le futur hymne en concert Kill the Popscene, on se demande si Fuck It Up avait besoin d’une version acoustique alors que King et Start Believing étaient indispensables. Attention, les Towers Of London ne font pas peur. Ce n’est pas du néo punk mais ça ne nous replonge pas pour autant dans la vague post 80’s. Franchement allumé, tee shirt déchiré et tagué, ray ban et gel sur tignasse de tigre, les Towers Of London redonnent un bon coup de jus à une Angleterre récemment endormie. Ces Mötley Crue des années 2000 qui, avec cet album sonnent aussi bien en AC/DC et Guns N’Roses (Northern Lights), auraient pu cependant finir sur une bonne note avec la chanson Son Of Preacher, hard crescendo sortant les bons côtés du groupe, mais elle reste absente de l’album.

Bilan mitigé, entre déception et bonheur inachevé, peut-être qu’on en demande encore trop. On ne parlera pas des clips, auxquels ils semblent porter une bonne importance. Comme l’a dit Manœuvre un jour : « En 1984, l’image devient priorité en matière musicale ! Relisez cette phrase : l’image... non mais ça va pas ? » Les Towers Of London ne font pas penser à la blague Darkness, loin de là, mais sont sûrement trop attirés par le côté succès et argent qui leur est proposé. Le côté produit semble avoir pris un léger dessus sur celui du délire punky. Mais ne regardons que la musique et apprécions car, en ces temps durs, c’est toujours bienvenue.

Un ami anglais m’a récemment dit : « I think they are a bit of a joke ». Il n’est pas de Londres mais sans avoir raté leur tour, les Towers Of London méritaient et pouvaient faire encore mieux. On attend concerts et suite au prochain numéro.



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Tracklisting :
 
1- Air Guitar (2’42")
2- Beaujolais (3’55")
3- Fuck It Up (2’38")
4- Kill The Pop Scene (3’26")
5- How Rude She Was (4’26")
6- On A Noose (2’57")
7- Believing (4’27")
8- I’m A Rat (3’25")
9- Northern Lights (3’30")
10- King (5’05")
11- I’ve Seen It All (2’57")
12- Fuck It Up (Acoustic) (3’57")
 
Durée totale : 43’04"