Concerts
Scopitone

Trocardière (Rezé, 44)

Scopitone

Le 30 juin et 1er juillet 2006

par Alexx le 12 juillet 2006

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Samedi 1 Juillet

Ce soir, la belle Émilie Simon joue et rien que pour ça, ça valait le déplacement. Le show de la demoiselle est beaucoup plus intense que celui auquel j’avais assisté deux mois plus tôt à Bourges. Et contrairement à la veille à la même heure, la halle est déjà bien remplie. Son set est toujours principalement basé sur son dernier album Végétal. Elle le jouera presque en entier à l’exception d’Alicia. La belle se déhanche et le public réagit au quart de tour. Cette fois-ci, je m’étais placé près de Cyrille, (toujours habillé de son haut de forme et de sa longue veste noir lui conférant le titre de magicien du son) pour pouvoir l’observer dans ses créations sonores hypnotisantes. En vain ! Le percussionniste se démène comme un beau diable pour faire compléter le tout et s’amuse toujours autant sur le piano d’Émilie. On peut entendre ici et là quelques personnes lui crier leur amour. Ce soir le public a l’air en forme et la belle aussi. Dommage que le concert n’ait pas duré plus longtemps.

Surtout que ce soir, Scopitone se retrouve pris en otage par un match de football. Lors de la diffusion de la première mi-temps, quelques hués retentissent mais une bonne partie s’assied et regarde. M’éclipsant, je me dirige vers le point presse où je rencontre un confrère. Une conversation plus tard, je me rends compte de la propreté du sol : pas de tapis de gobelet ! Une belle initiative fait que trente-cinq gobelets ramenés au stand recyclage donne droits à un ticket boisson. Une idée lumineuse !

C’est donc après une mi-temps que les spectacles reprennent à la Halle pendant que la diffusion continue sous le Chapiteau et que messieurs Truffaz (trompettiste jazz), Talvin Singh (percussionniste), et Murcof (DJ électronica) entrent sur scène pour nous offrir un set d’electro-jazz des plus envoûtants et surprenants. D’un côté, Murcof pose les bases avec quelques mélopées et autres rythmiques que Talvin va suivre et apposer sa patte pour enfin entendre une trompette jazz qui sait se faire retravailler par un sampler implémenté de quelques distorsions. On aurait pu craindre le pire car chacun des trois pouvait étouffer les autres dans leur prestation respective. Heureusement, ce n’est pas le cas et l’entente entre ces musiciens est telle que l’on ressent une osmose dans les morceaux joués. Conservant les codes du jazz, chacun d’entres eux a le droit à une mise en avant dans une improvisation. Bref, que du bonheur !

La place est laissée à Laurent Garnier, exportateur de techno et membre d’une “french touch” dépassée. Ce soir, le DJ est accompagné par Bugge Wesseltoft pianiste electro-jazz de son état (la Norvège pour ceux que ça intéresse), et par Philippe Nadaud, saxophoniste venant prêter main forte à nos deux compères. Les beat techno retentissant, le clavier (rhodes ou harmonium) et les sax partent sur les chemins ardus de l’impro sur les compositions de Laurent, prenant par moment le rôle du chef d’orchestre. En effet ce dernier prévient de ses accélérations de rythme pour que ses accompagnateurs puissent nous livrer le meilleur d’eux mêmes et de leurs instruments. L’alliance du free-jazz à la techno est surprenante et excitante. St Germain avait démocratisé l’electro-jazz il y maintenant cinq ans, c’est au tour de Laurent Garnier de lui apporter sa patte et par là-même un nouveau souffle !

Déjà vu dans nos pages ici, Birdy Nam Nam arrive sur la scène pour faire connaître les affres de l’abstract hip-hop à quatre. Nous confiant leur fatigue après huit sets en neuf jours, ils nous promettent un show de qualité. Et effectivement, l’ambiance est là et ils n’hésitent pas à faire péter les beats ! C’est sûr, les quatre prennent du plaisir à nous balancer leurs différentes compositions qui rappellent par moments le Hello Nasty instrumental des Beastie Boys et plus particulièrement Intergalactique. Réclamant du bruit tout au long de leur prestation, le public les acclamera pendant leur dernier morceau totalement endiablé...

Epuisé, je me dis que j’aurais du mal à profiter pleinement des deux derniers artistes, je préfère donc m’éclipser. Reste que Scopitone est un excellent festival où l’ambiance est électrique !



[1Et puis, ça fait pas de mal !

[2On a pu apercevoir Pierre Richard, Louis de Funès, Jacques Chirac et bien d’autres encore

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