Films, DVD
Wayne's World

You’ll laugh. You’ll cry. You’ll hurl.

Wayne’s World

Mike Myers & Penelope Spheeris

par Arnold le 24 avril 2006

4,5

Sorti le 28 octobre 1992 (Paramount Pictures) Avec Mike Myers (Wayne Campbell), Dana Carvey (Garth Algar), Tia Carrere (Cassandra), Rob Lowe (Benjamin Oliver)... Version française adaptée par Les Nuls.

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En 1992, Mike Myers signe son premier scénario (réalisé par Penelope Spheeris), son premier long métrage, et sa première apparition sur grand écran. Mais surtout, il annonce la couleur : son style impertinent que l’on retrouvera toujours dans sa carrière. Tout ça sous le signe du rock’n’roll. Wayne’s World rencontre vite le succès et devient culte pour toute une génération.

Réaliser et animer une émission de TV est le rêve de beaucoup de monde. Wayne Campbell, jeune adolescent adepte du do it yourself, lui, s’est lancé. Avec l’aide de son meilleur ami Garth Algar, il investit le sous-sol de la maison et monte une émission avec trois bouts de ficelle. Le but est de se faire plaisir, sans se prendre la tête, fustiger et encenser qui on veut... Et ça marche ! L’émission des deux boutonneux est diffusée sur une chaine locale où elle rencontre le succès. Un jeune producteur de télévision découvre l’émission et vient leur proposer un contrat prometteur pour passer sur une grande chaîne. Wayne, encore sous l’effet d’un coup de foudre sur Cassandra, une chanteuse de rock, signe le contrat sans trop réfléchir.

À partir de là, tout part en vrille. L’émission d’abord. Le sous-sol de la maison de Wayne qui servait de décor se retrouve reproduit à l’identique dans les studios de la chaine. On exige aussi que Wayne reçoive respectueusement le sponsor qu’il n’a pas eu le loisir de choisir, et on le force à poser des questions inscrites sur des fiches. Mais Wayne n’est pas du genre à se soumettre. Il reste l’impertinent habituel et tourne le sponsor en ridicule. Il plante alors l’émission laissant seul l’ami Garth aussi dégourdi qu’un manche à balais. Première brouille. Avec Cassandra aussi, cela dégénère. Benjamin, le fameux producteur fait miroiter le succès à la jeune star. Wayne est jaloux, et se brouille avec elle.

Pour la fin du film, Myers choisit trois possibilités qu’il expose successivement au spectateur : un happy end, mais ça fait trop convenu, alors il propose tout le contraire et rien ne va plus, mais comme on ne peut pas rester là-dessus, il propose une fin à l’image du film, complètement scabreuse.

Wayne’s World a tout les ingrédients du film culte générationnel. Déjà, il y a les deux anti-héros par excellence. Deux ados boutonneux au style vestimentaire quelque peu grunge qui n’arrivent pas à se maîtriser en présence d’une jolie fille. L’un tombeur et l’autre si timide qu’il perd tous ses moyens. Deux jeunes puceaux avec leurs phrases devenues cultes faisant preuve d’une maturité extraordinaire : « Mégateuf », « Cha-Wingue » (que l’on prononce en présence d’un fille à la plastique remarquable - du plus grand effet), ou encore le très fin « Chapiteau » (représentant l’effet produit par l’érection dans le caleçon...). Il s’agit enfin d’une caricature cinématographique. Tous les clichés y passent. Du coup de foudre romantique, les cheveux aux vents, où tout disparait autour des deux amoureux, au happy end mielleux.

Film culte encore pour sa bande son. Rock au possible. Notamment cette scène du début où toute l’équipe de l’émission autoproduite s’entasse dans la Garthmobile (une espèce de guimbarde sur quatre roues) et fait un play back foireux sur Bohemian Rhapsody de Queen, en secouant la tête dans tous les sens. Les références sont multiples et ponctuent le film. Ainsi on retrouve quelques titres de Jimi Hendrix ou des Red Hot Chili Peppers. On retiendra quand même cette rencontre hilarante avec un Alice Cooper narrant l’histoire de Milwaukee et de ses premiers habitants : les indiens d’Amérique...

Wayne’s World est un film que l’on ne se lasse pas de ressortir de temps en temps. Film rock et débile, un bon moment de détente hilarant qui nous ramène au début des années 1990... Allez... Mégateuf Wayne ! Mégateuf Garth ! Mégateuf tout le monde !



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