Concerts
Broken Social Scene

Paris (Café de la Danse)

Broken Social Scene

Le 23 mai 2006

par Kris le 7 juin 2006

Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article Envoyer l'article par mail

Enfin je vais pouvoir aller voir Broken Social Scene ! Depuis l’écoute intensive de l’album éponyme sorti en début d’année, j’attendais impatiemment l’annonce d’une date, les ayant manqués lors de leur passage en novembre. Et enfin, une date annoncée : le 23 mai, Broken Social Scene passe au Café de la Danse. J’y serai.

19h45, arrivée au Café de la Danse. La salle est déjà pas mal remplie, mais ça va encore sûrement se remplir par la suite, le concert est annoncé complet. Ca promet. La première partie se nomme Elliott Brood, groupe canadien, et est somme toute assez sympathique. De la country énergique, jouée fort, des compos qui réveillent et mettent en appétit pour Broken Social Scene. À noter, une reprise plutôt convaincante de Ring Of Fire du ’sieur Cash.

Entre-temps, la salle s’est notablement remplie. Les sièges au Café de la Danse se font occuper rapidement. À l’arrivée du collectif sur scène, la salle était comble, des gens assis sur les marches, débordant sur les deux flancs de la scène. Petite entrée en matière on ne peut plus nébuleuse, très prog-rock, ils se préparent. "Nous n’avons pas pu faire venir Feist ce soir, alors on va devoir se contenter d’Amy Millan de Stars", déclare de façon taquine le leader Kevin Drew. Le concert prend alors un peu plus d’envergure avec un des tubes du dernier album 7/4 Shoreline, d’habitude chanté par Feist. Amy Millan a clairement du mal sur cette chanson, difficile en effet de se mettre dans les souliers de Feist, la chanteuse de Stars ayant une magnifique voix mais n’étant pas faite pour des chansons de percussions. Peu importe, elle se rattrapera par la suite, le groupe en tout cas s’est bien mis en jambes, et enchaîne sur un Fire Eye’d Boy bien rythmé. Le public jusque là un peu timide et très calme se réveille quelque peu et rentre dans le concert, toutes proportions gardées cependant. Les applaudissements se font plus vifs, les cris se font plus entendre, notamment après les titres phares de Broken Social Scene que sont Kc Accidental ou Ibi Dreams Of Pavement. "Je veux jouer jusqu’à ce que la police viennent nous demander d’arrêter parce qu’on joue trop fort", entre deux gorgées de bière.

Le collectif canadien semble s’amuser sur scène et joue ses morceaux avec plaisir, malgré la mollesse apparente du public qui ne semble se réveiller que pour applaudir à la fin de chaque chanson, sauf si elle est directement enchaînée avec une autre chanson. Mais Kevin Drew semble satisfait de son public du soir. "On a joué dernièrement à New York, et les gens là-bas... Vous connaissez le Valium ?" nous racontent Drew et son guitariste. Ils sont parfois six à huit personnes en même temps sur la petite scène du Café de la Danse et on peut dire que c’est efficace. À l’applaudimètre, Amy Millan aura récolté la médaille d’or avec le superbe Anthems For A Seventeen Year-Old Girl qui enchantera pendant les quatre minutes que dure la chanson.

Puis, 22h30, les organisateurs depuis les coulisses informent le groupe qu’ils doivent mettre fin au concert, le Café de la Danse disposant d’un couvre-feu les obligeant à couper court. Le groupe joue encore quelques minutes, ignorant allégrement les directives, puis à la fin de leur chanson, les lumières s’allument dans la salle. "On nous oblige à terminer ce concert, ce n’est pas normal, croyez-moi, quelqu’un terminera viré", harangue Kevin Drew au micro sous une standing-ovation d’un public pas si endormi que ça finalement. "On nous informe que la police est dehors, criez après moi : FUCK THIS !", "FUCK THIS" lui répond le public en choeur. Après ces échanges de "Fuck This", la scène se vide de ses protagonistes, et l’on repart quelque peu frustré, on n’aura même pas eu le fantastique It’s All Gonna Break, qui se dessinait tout doucement en rappel. Le rendez-vous est pris pour Rock En Seine. "On revient cet été pour un festival ici. On pourra y jouer aussi fort que l’on veut !", nous a promis Kevin Drew.



Répondre à cet article

modération a priori

Attention, votre message n'apparaîtra qu'après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom