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Legends : Live At Montreux 1997

Legends : Live At Montreux 1997

le 25 octobre 2005

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En juillet 1997, Eric Clapton prend une décision surprenante. Lui qui ne fait plus que des disques confortables, très calibrés et qui passe plus de temps à sortir des singles qui deviennent aussitôt des BO de films, il décide de former une espèce de super groupe de jazz-rock/jazz-blues sous le nom de « Legends ».

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Le rat-pack du jazz rock.

L’idée est de faire la tournée des clubs pendant l’été et de voir où ça mènera. Le line-up est à la fois surprenant et évident quand on pense au Duc de Clapton : Marcus Miller à la basse (EC l’avait appelé à la rescousse pour finir la production d’un disque), David Sanborn au saxophone (ils avaient travaillé ensemble sur les BO de L’Arme Fatale), Steve Gadd à la batterie (Il joue sur nombre d’album de EC), Joe Sample aux claviers.

Ce témoignage est donc un ovni, un objet improbable. Cela va faire plaisir à ceux qui s’épanouissent en disant du mal de Clapton : ce dernier n’est pas toujours à l’aise dans le jazz rock. On peut même avoir l’impression qu’il se demande par moment ce qu’il fait là. Toutefois, il y a des moments forts, même des moments très forts.

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sanborn clapton

La playlist est un mélange de classique blues et jazz, jugez plutôt :

1. Full House
2. Groovin’
3. Ruthie
4. Snakes
5. Going Down Slow
6. The Peeper
7. In Case You Hadn’t Noticed
8. Third Degree
9. First Song / Tango Blues
10. Put It Where You Want It
11. Shreveport Stomp
12. In A Sentimental Mood / Layla
13. Every Day I Have The Blues

Tout ce qui est blues est absolument merveilleux (Going Down Slow, Third Degree, Every Day I Have The Blues), EC est dans son élément et les autres musiciens apportent une touche inhabituelle à l’ensemble.

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clapton

Le summum étant atteint sur deux morceaux :
Ruthie, ballade jazzy très inspirée qui fait la part belle aux mélodies.
In A Sentimental Mood / Layla : le morceau démarre sur le theme de Duke Ellington pour se finir sur le classique de Derek And The Dominos accompagné par Marcus Miller à la clarinette basse. C’est merveilleux !!
A noter un très beau Shreveport Stomp au piano solo par Joe Sample.
Dernier petit bémol : le son 5.1 n’est pas à la hauteur pour ceux qui ont un home cinema et le concert est filmé comme un épisode de Derrick mais bon c’était la télévision suisse.



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