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H-Burns

H-Burns

par Brice Tollemer le 8 avril 2008

La folk du Valentinois est de retour. H-Burns vient en effet de sortir son second album studio, How Strange It Is To Be Anyhting At All, chez Boxson, le 24 mars dernier...

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Deux années se sont écoulées depuis la sortie de « Songs From The Electric Sky » : comment se sont-elles déroulées ?

J’ai eu la chance de faire beaucoup de concerts, notamment deux tournées avec Mick est tout seul, dans de belles salles, de rencontrer les gars qui jouent sur le disque sur la route...et de composer des chansons chez moi aussi.

Justement, après les concerts et les tournées, comment appréhende-t-on le retour en studio ?

Déjà, de manière générale, il me faut quelques jours d’adaptation à la vie « normale » quand je rentre chez moi ! Après tout vient à peu près naturellement, le fait d’avoir envie d’écrire des chansons, par rapport à ce qu’on a vu, à ce que l’on a vécu, de les imaginer avec d’autres instruments, et d’avoir envie de les enregistrer...Tous ces procédés sont très différent mais ils se complètent néanmoins plutôt bien.

Comment s’est passé alors l’enregistrement de ce nouvel album ?

On a fait ça chez moi en Ardèche, dans une vieille maison. C’était important pour moi qu’on fasse ça là-bas plutôt qu’en studio. Pour souder les troupes. On jouait toute la journée, et le soir on mangeait sur la terrasse. Ceci permet pas mal de largesse en ce qui concerne le rythme, de pouvoir faire par exemple des prises de voix au milieu de la nuit... des trucs comme ça. Bien sûr, il s’est avéré compliqué de réunir tout ce monde-là sur une dizaine de jours mais on a fini par y parvenir.

D’ailleurs, sur cet album, on note la présence de Jonathan Morali, de Syd Matters ?

Oui, en fait on avait joué une fois ensemble à Valence et on est toujours resté en contact depuis. Jonathan nous a ensuite invité à sa carte blanche à La Flèche d’Or. On s’est recroisé dans une fin de soirée complètement par hasard à Reims, et je lui ai alors proposé de bosser avec moi sur la production du disque. J’ai de plus en plus l’impression que la rencontre avec tous mes collaborateurs sur ce disque était plus ou moins « prévue ». Sans tomber dans le mystique, ça reste une drôle d’impression…

Tu étais en solo, tu es maintenant accompagné : quelles sont les différences quant aux sessions studio ?

D’une part, c’est déjà plus de « travail ». Le premier était à ce titre ultra spontané. Là, on a bossé en amont avec Jonathan, pensé les arrangements, choisi les instruments. C’est très prenant quand on se plonge véritablement dans ce type de projet. Je pense même que ça peut rendre un peu fou…On n’a pas toujours fait des guitares/voix comme base d’enregistrement par exemple, ça changeait selon les titres. Ca changeait même jusqu’au jeu de guitare parfois !

On a pu lire que le titre de l’album était une référence à Neutral Milk Hotel : qu’en est-il exactement ? Peux-tu nous en dire plus sur ce groupe ?

En fait, c’est surtout un gars, Jeff Mangum. Il a écrit deux albums, dont un bijou « In The Aeroplane Over The Sea » et disparu de la circulation. Je me suis plongé dans ce disque des semaines durant. Et je l’avais amené pendant l’enregistrement. J’ai du l’écouter des centaines et des centaines de fois… En ce moment, je suis vraiment fan du dernier Sun Kil Moon, qui est vraiment très beau. Et également Great lake swimmers, avec Ongiara, un album dont je ne me lasse toujours pas.

Qu’est-ce qui a changé dans l’écriture et dans la composition depuis le premier album ?

J’ai un peu voyagé du coup je parle plus uniquement de Romans sur Isère ! Je parle de Toronto, de l’Espagne, et de thèmes parfois plus personnels aussi. Mais tous les morceaux n’ont pas forcément un thème. Parfois, j’essaie juste de fixer un sentiment précis, à un moment donné...Pour l’écriture je sens qu’un truc a changé, peut-être que je passe plus de temps à peaufiner...

Qu’est-ce qui peut t’influencer le plus : la musique ou la littérature ?

Je pense vraiment qu’il y a des interactions dans tout ça, comme pour le cinéma ou la photographie... J’essaie de rester attentif quand un truc me touche, d’en faire une sorte de cliché mental pour le mettre dans un coin de ma tête. Alors bien sur tout ça m’influence. Mais des rencontres quotidiennes peuvent également rentrer en ligne de compte, sauf qu’elles sont plus difficiles à définir.

Pour les prochains concerts, tu vas continuer accompagné ou tenter quelques sets en solo ?

Il y a eu quelques sets solos comme celui du 31 mars dernier à l’Européen de Paris avec Bjorn Berge. Sinon, pour jouer les morceaux du nouvel album, c’est quand même plus agréable à trois, voire à quatre !

Quels sont tes projets à l’heure actuelle ?

J’aimerais tourner le plus possible pour ce disque et aller le défendre à l’étranger. On y travaille. Pour le moment, c’est une période un peu calme, un peu en stand by. Du coup je continue a écrire des chansons.

En vue d’un troisième album ?

J’ai effectivement dix nouveaux morceaux en stock. Mais ce n’est évidemment pas pour l’instant d’actualité… Cependant, je n’ai pas pour autant envie de me mettre en pause en ce qui concerne l’écriture et la composition. J’aime que tout ça reste en mouvement.

Est-ce que, maintenant que tu as réalisé deux albums, tu aurais envisagé certaines choses différemment ?

Sincèrement je ne crois pas. Dans le sens où pour le premier je ne m’attendais à rien du tout. Ce n’est que du bonus. Quant au deuxième, l’éxpérience humaine a été tellement chouette, que non. Je ne changerais définitivement rien.



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