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L'année 1967

L’année 1967

par Arnold, Fran, Giom, Psychedd, Our Kid, Milner, Dumbangel le 19 avril 2005

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Pour le premier dossier de B-Side Rock, nous avons voulu nous pencher sur une année qui semble importante dans l’histoire du rock : 1967... En effet, cette année a vu naître beaucoup de chefs-d’œuvre qui comptent parmi les références les plus importantes des nos jours. Les Beatles sortent Sgt. Pepper’s, les Rolling Stones Their Satanic Majesties Request, alors que d’autres groupes font leur trou. Jimi Hendrix, The Doors, Pink Floyd et le Velvet Underground sortent chacun leur premier album, posant ainsi les bases d’un renouveau du rock, un nouveau souffle qui repousse ainsi la « mort du rock » dont on nous parle tant, aujourd’hui encore, depuis plus de 30 ans...

Le monde est en ébullition, mais pas seulement au niveau artistique... Le monde bouillonne, sur tous les continents. Le Viêt-Nam est en guerre depuis 1964, la Guerre des Six Jours explose au Moyen-Orient, le Nigéria entre en crise avec la guerre du Biafra (ce qui suscite un grand intérêt des grandes puissances internationales pour des raisons bassement pétrolières...). La conquête de l’Espace suit son cours, la course au nucléaire continue, la Chine fait l’acquisition de la bombe H. Culturellement aussi, le monde change. La jeunesse commence à contester la politique menée par leurs aînés, un mouvement « Flower Power » au mot d’ordre équivoque (Make love, not war !) voit le jour. Par conséquent, les mœurs aussi évoluent, la sexualité se débride, les tabous tombent, ce qui ne manque pas, évidemment, de choquer Monsieur et Madame Toutlemonde.

 67, année lysergique...

Penchons-nous sur les good vibes astrales... Écoutez ce que nos amis hippies ont à dire... Oui, la réponse est dans une chanson de Hair « This is the dawning of the age of Aquarius... » « Aquaaaariiuuuus »)

L’ère du Verseau en français. Toujours pour citer Hair, The Age of Aquarius c’est entre autres « Harmony and Understanding, Sympathy (...) Mind’s True Liberation(...) », j’en passe et des meilleures.

1967, le Summer Of Love. Ca y est, c’est lâché. Un été ensoleillé où la seule pluie qui est tombée, c’est une pluie de fleurs et d’acide (n’ayons pas peur des clichés). Le monde occidental est secoué de spasmes nerveux. C’est un véritable état de crise en pleine période de paix qui est déclenché.
Les Freaks, vite dénommés « hippies » parce que ça fait moins peur aux bonnes gens, ont envahi le paysage quotidien. Des clochards célestes, des voyageurs alternatifs, qui baignent dans la béatitude et l’extase.
All You Need Is Love, Paix, Liberté...

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Timothy Leary

« Johnny’s in the basement
Mixing up the medicine
I’m on the pavement
Thinking about the government
 »
Bob Dylan, Subterranean Homesick Blues

1965. Un brasier de draft cards, ordres d’incorporation, s’allume un peu partout en Amérique. La guerre du Viêt-nam fait rage et la jeunesse refuse de cautionner l’action américaine dans ce petit pays d’Asie du sud-est. Le maccarthysme n’est plus aux États-Unis, il s’exporte, c’est la Guerre Froide, les communistes sont la plus grande crainte de la superpuissance.
Le pays le plus riche du monde vit une crise de l’intérieur. Tout est bon pour lutter, la jeunesse n’est pas contente depuis un bon bout de temps. Dans les ghettos noirs, c’est le temps des premiers soulèvements qui finissent pour beaucoup dans un bain de sang.

Bien sûr, l’âge du rock’n’roll est loin, on n’est plus un «  Rebel Without A Cause  », les premiers modèles qu’étaient James Dean ou Elvis ont laissé la place à une contestation sociale beaucoup plus engagée. Il faut compter sur des figures telles Martin Luther King, pour les droits de la population Noire (qui reste en pôle position pour aller se faire tuer dans les rizières), Bob Dylan et le mouvement folk, descendant de la Beat Generation et grand frère de la contre-culture naissante. Et puis des extra-terrestres peints à la Day-Glo, peinture phosphorescente : les Merry Pranksters. Leur « leader » (dans l’idée générale, les Pranksters refusent la notion de chef) est Ken Kesey, un agité du bulbe qui avait déjà fait parler de lui avec son livre Vol Au-Dessus d’un Nid de Coucou, violente critique du monde psychiatrique et hommage à la différence. En 1963, cette joyeuse communauté s’installe près de San Francisco, à la Honda.
La même année, Timothy Leary est expulsé de Harvard et Aldous Huxley meurt.
Le point commun entre ces personnes : l’expérience psychédélique provoquée par l’utilisation d’hallucinogènes puissants. Mescaline pour Huxley, LSD pour les Pranksters et Leary.



[1À lire absolument : Alain Dister, Oh, hippie days !, Ed. Fayard

[2Sources : Alain Dister, Cultures Rock, Ed. Les Essentiels Milan

Jean-Marc Bel, En route vers Woodstock, Ed. JCLattès/Une Musique

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