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The Death Of Nightlife

The Death Of Nightlife

Help She Can’t Swim

par Aurélien Noyer le 5 juin 2007

3

paru le 7 mai 2007 (Fantastic Plastic)

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Deuxième album pour Help She Can’t Swim. Ce nom ne vous dit peut-être rien et ce n’est pas étonnant. Finalement assez loin de toute hype, ne plongeant pas dans un quelconque revival, le groupe pratique plutôt un art rock décomplexé. Lorgnant à la fois du côté de Sonic Youth pour le côté saturé et les riffs répétitifs et du côté d’Art Brut pour le côté pop dévoyée, le moins qu’on puisse dire c’est que l’ensemble de leur dernier opus, The Death Of Nightlife, est fort sympathique. Alors, la question est de savoir pourquoi ces jeunes gens restent aussi peu connus.

Il semblerait que, comme pour beaucoup de groupes actuels, leur base de fans se trouve essentiellement sur le Net... Et donc, à ce stade-là, l’amateur un tantinet snob d’art rock vaguement underground tend l’oreille. « Comment ? Une nouvelle cause à défendre ? Une nouvelle référence à name-dropper face à d’autres fans intégristes d’indie-rock ? » Si vous avez pour habitude de choisir vos marottes musicales de cette façon (ne rougissez pas, on est tous plus ou moins comme ça), Help She Can’t Swim présente un intérêt certain. Par contre, si on essaie d’être un minimum honnête, il faut bien reconnaître que The Death Of Nightlife est bien loin d’être une révolution.

En fait, c’est typiquement ce genre d’albums honnêtes, bien écrits de bout en bout, sans fautes de goût ou mauvaises chansons, mais qui ne décollent jamais. Alors, le fan d’indie-rock se réjouira d’ajouter ce disque à sa collection. Lorsqu’il en aura un peu marre de Sonic Youth, il pourra ressortir Help She Can’t Swim sans rougir ou renier sa croisade pour les musiques indépendantes et contre ces pourris de majors et leurs groupes commerciaux. Par contre, pour peu que vous ne goûtiez pas l’indie-rock saturé, le songwriting correct mais sans plus, si jamais vous ne comprenez pas la joie que l’on peut trouver à être le premier à parler d’un groupe méconnu sur un forum, j’ai bien peur que vous n’accordiez qu’une oreille distraite à Help She Can’t Swim. Et vous aurez sans doute raison...

Honnêtement, je ne vais pas me lancer dans une pseudo-analyse titre par titre de l’album. Ça serait totalement artificiel et hypocrite de ma part tant aucune des chansons ne ressort des écoutes successives. En étant un peu méchant, on pourrait trouver ça un peu scolaire... cette impression que le groupe s’est soigneusement appliqué à ne pas sortir de mauvaise chanson, mais n’a pas non plus fait l’effort de rechercher un peu d’originalité, voire d’efficacité. Et au final, l’album s’écoute certes très bien, mais on a du mal à en retirer quelque chose.

En soi, ce genre d’album est une bonne chose et on ne peut absolument pas reprocher à un groupe quel qu’il soit de sortir un tel disque. Cependant, j’ai toujours du mal à en voir l’intérêt. Donc, malgré une splendide pochette qui, j’en suis sûr, flattera l’ego déjà bien développé de notre ami Le Daim, cet album hérite d’une « note de 3 étoiles, ce qui est bien mais pas top. »



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Tracklisting :
 
1. Pass The Hat Around (3’56")
2. Idle Chatter (2’46")
3. Kite Eating Tree (1’53")
4. Hospital Drama (3’08")
5. Apes And Pigs At The Vulture Coliseum (3’13")
6. I Think The Record’s Stopped (2’53")
7. Midnight Garden (2’25")
8. Box Of Delights (2’42")
9. All The Stars (3’07")
10. Just Be Social (2’49")
11. Dragged Under A Wave (2’16")
12. Never The Right Time For Us (4’25")
 
Durée totale : 35’13"