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Under And Under

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Blank Dogs

par one minute in the dream world le 15 septembre 2009

4,5

2009 (In The Red Records)

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Il est de ces albums dont le contenu est tel que passé l’écoute, on ne peut résister à l’envie de le réécouter de façon exclusive. Autant le dire sans détours, ce Under And Under, réalisation signée d’un seul et même homme originaire des Etats-Unis, fait partie de cette catégorie et, tout au long des quinze titres qu’il nous donne à écouter, il évoque autant un Joy Division croisant le fer avec The Cure « first period » que le Sebadoh de Bakesale (No Compass).

Blank Dogs réussit le tour de force de faire cohabiter les tendances et les époques et quand on consulte de façon un peu poussée le Myspace sobre mais explicite de notre homme, on comprend vite, au vu de son top friends, pourquoi il brasse les styles, tout en se voulant résolument cold (ou post-punk ?) avec cette adresse formidable et génératrice d’un rendu parfait en tous points.
Ici, plébisciter un titre ne serait que pure prétention, tant il est vrai que tous les morceaux, pris isolément ou dans le cadre d’une audition « successive », enchantent et ensorcellent en même temps qu’ils plongent leur auditoire dans une humeur froide et mélancolique due à ce contenu aussi sombre dans ses humeurs que captivant par l’ambiance qu’il plante.
On pourrait certes faire la fine bouche, objecter que la tonalité de l’opus est un peu trop uniforme, mais Blank Dogs, au delà de cela et d’influences perceptibles, parvient à se forger sa personnalité en réalisant l’amalgame éclatant des préférences de Mike Sniper, qui s’adonne là à des genres tels que le « synth-punk », la lo-fi, le post-punk ou encore la noise-pop sans jamais se disperser ou égarer son public. Le dénominateur commun étant ce côté cold et noisy parfaitement dosé, sobre et mis en valeur par des formats souvent courts.

Superbe hommage, donc, à l’aventure cold-wave intiée par des standards comme Pornography ou Unknown Pleasures, dont il reprend les meilleurs éléments tout en en modernisant l’esprit sans le dénaturer, cet album est une superbe découverte, sans aucune faute de goût, et dont le mérite, outre sa qualité constante, est de nous régaler sur pas moins de quinze morceaux, dont ce Night Night qui, je ne sais pourquoi, est mon préféré sur un lot de réussites totales.



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Tracklisting :
 
1. No Compass (2:41)
2. L Machine (2:45)
3. Night Night (3:51)
4. Open Shut (3:49)
5. Setting Fire to Your House (2:53)
6. Around the Room (3:38)
7. Blue Lights (2:48)
8. New Things (3:28)
9. Falling Back (1:46)
10. Tin Birds (3:15)
11. Slowing Down (3:11)
12. Face Watching (2:29)
13. Books (2:40)
14. Nothing Ugc (3:02)
15. From Here (3:40)
 
Durée totale : (45:57)