Concerts
A Kid Hereafter + No and the Maybes

Århus, sTUDENTERHUSEt

A Kid Hereafter + No and the Maybes

24 Janvier 2008

par Vyvy le 29 janvier 2008

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Les averses de grêle juste avant de partir de chez soi, c’est pas top. Heureusement que les moeurs danoises ne m’ont pas complètement changée et que je n’y vais pas en vélo... Ce soir, au programme, découverte live de deux groupes danois, No and the Maybes et A Kid Hereafter. Les premiers font dans de la pop de chambre stimulante (Challenging Chamber Pop) et A Kid Hereafter fait dans (si l’on en croit nos informations) un doux mélange de Pop-Punk-Yes-BeachBoys-N’importe-Quoi... Intriguant n’est ce pas ?

Ce qui est bien avec les groupes danois « indie » ou du moins assez petits en tournées, c’est qu’ils s’arrêtent dans les Studenterhus, ces grands bâtiments souvent vieux, pourvus de grands bars pas chers avec une jolie scène et qui servent de refuges aux étudiants locaux et internationaux. Au final, des concerts pas chers du tout, et si on se débrouille bien, on peut même entrer gratos parfois héhé.

Me débrouillant bien donc, j’arrive après le début du set de No and the Maybes, loupant ainsi le premier groupe de la soirée (la première première partie, ou la première partie de la première partie, portant ici le nom de Hey You Let’s Kiss). Le bar a une densité des plus minimes, et c’est donc assise à une table, sirrotant une pinte de Carlsberg, que je vais commencer ce concert.

No and The Maybes (à ne pas confondre avec The Maybes qui eux viennent de Liverpool, pas de Copenhague !) sont trois : deux guitaristes et un batteur. Ils n’ont pas encore signé pour un album, mais les choses sont en bonnes voie pour eux, le magazine & magasins rock danois par excellence, GAFFA, les soutenant. Ce soir, pour leur premier concert hors de la capitale, les trois sont au premiers plans de la petite scène, au même niveau. Troels Tarp, Anders Wiedemann et Mikkel Bagge Lange écrivent et chantent tous les trois, et aucun n’est mis en arrière. Au milieu le batteur est debout, ce qui ne l’empêche pas de construire de jolies fondations rythmiques aux deux autres. A gauche, le lead singer alterne guitares accoustique et électrique comme il se doit, à droite, le deuxième chanteur donne ses lettres de noblesses aux « backing vocals », ces lignes de « oooh ooooh » et de répétition des fins de phrases du lead singer... Le public les découvre pour beaucoup, et reste quand même très épars. Mais les No and The Maybes n’en ont apparement cure, et continuent un set enjoué, habité par de très jolies chansons pop tels leur single Mouth que l’on peut parfois entendre aux milieux d’horreurs sur l’assez mauvaise radio danoise, d’un très bon Monday ou encore de I Know A Girl. Et c’est sur une chanson annonçant gravement leur départ, leur mort et leur jemenfoutisme qu’ils laissent la place aux « stars » de la soirée, A Kid Hereafter.

A Kid Hereafter, nom de scène de Frederik Thaae, est un grand machin avec une barbe qui rendrait Karl Marx et le Père Noël vraiment très jaloux. Sur scène, il arbore une tenue à la « où est Charlie », avec un T-shirt rayé blanc et rouge, un petit foulard autour du coup, un large et trop court pantalon blanc tenu par des bretelles noires... Il est accompagné d’une assez grande troupe tout aussi -hum- décalée. Nous avons, à la guitare, The Shadow, tout de noir vêtu et coiffé, à sa droite et à la basse, Kid Universe, qui porte fièrement grosse casquette et survet’ rouge... et fait les poses guitarheroesques correspondantes, jusqu’à ce qu’il troque sa basse pour son deuxième instrument... la flûte à bec. Derrière, dans un esprit très Glam torturé, Kid Handsome, qui se déclare fan du BRMCien Nick Jago, s’éclate sur les fûts. A gauche, deux donzelles. Captain Woman, du haut de sa taille conséquente, assure une grande part du chant avec A Kid Hereafter. A sa gauche enfin on trouve Hannah Headbanger, qui paraît sortie tout droit d’une pub Lacoste ou de Roland Garros. Elle s’occupe quant à elle du violoncelle électrique et du synthé...

Voir arriver sur scène ce groupe peut provoquer un certain choc. Depuis qu’ils ont fait une pub pour la télé danoise, ils ont obtenu une certaine « gloire » locale, et le public se fait plus nombreux. Les Danois font vraiment les cons devant un concert. Certains dansent le rock, d’autres font l’équilibre, tous boivent et tiennent leur alcool, shootant quand même dans les bouteilles jonchant le sol. Héhé. Ce choc est vite remplacé par un sourire accompagné de quelques sautillements, car il faut bien l’avouer, leurs paroles sont très drôles, et les chansons sonnent bien. Et si l’on peut croire qu’ils ne se prennent pas très au sérieux, ils font plutôt très sérieusement du n’importe quoi. Ce n’importe quoi, cette pop punk, alterne en effet quelques gros riffs dans de jolies mélodies, les chanteurs et chanteuses chantant réellement bien. Musique enjouée, ensoleillée, ce qui fait se poser beaucoup de questions sur un hypothétique micro-climat de Copenhague. C’est avec des grands refrains tels Some kids wanna be president, I just wanna play drums, et des chansons telles Zero is My Favourite Number, I Dont Trust Tom I Trust My Mom ou Hollywood Conspiracy qu’ils font un set si long que je dois m’en aller avant la fin, le dernier bus à ne louper sous aucun prétexte n’ayant pas comme habitude de m’attendre, le bougre.

Au final une soirée ou l’on se dit que la pop, le rock cinglé, au pays des vikings, eh bien c’est vraiment sympa, et qu’il ne faudrait pas négliger ce joli vivier...



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