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Dentelles Nerveuses

Dentelles Nerveuses

Dentelles Nerveuses

par Arnold le 6 février 2007

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paru en 2006 (autoproduit)

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La scène parisienne regorge de petits groupes peu connus mais pleins d’énergie et de talent. Rien à voir avec la scène Gibusienne que l’on généralise à la capitale entière. Je parle de cette scène issue du home-studio, les autoproduits qui se font un nom discret en écumant les salles de la capitale comme : Sentenza & The Holsters, Los Chicros et tant d’autres. Cette même scène dont est issu Syd Matters. Les styles sont divers et variés mais souvent très bons.

Parmis tous ces groupes, un petit nouveau (entendre par là « qui tourne sur scène depuis septembre 2005 ») a attiré mon attention. Créé par Arthur Brossard, Matthieu Leroy, Mike Galland et Arno Boitel (qui se sont rencontrés sur les bancs de l’école de musique Atla), Dentelles Nerveuses a commencé par se réunir pour assumer une passion commune : le rock. À coup de reprises des Stooges, et autres Led Zeppelin, même si le groupe lorgne aussi du côté des Clash, des Kinks et autres Who. Ils commencent à composer et après plusieurs mois de répèt’ montent sur leur première scène. C’est en 2006 que le groupe va s’offrir un séjour en studio, le temps d’enregistrer proprement une courte démo de six titres à laquelle ils ajoutent un extrait live d’une de leur représentation à la Scène Bastille, histoire de donner un aperçu de leurs prouesses.

À peine inséré dans la platine que le riff de One Way Street vient vous chatouiller les tympans et les orteils. Jamais lourd, leur son est un savant dosage de mélodies et guitares saturées le tout basé sur un rythme clair et percutant. Tout le disque est du même accabit, empreint de bon rock bien nerveux, mâtiné d’un blues explosif, de mélodies efficaces et lorgnant carrément du côté du stoner. Souvent le groupe se lance dans un délire sonore jouissif où les guitares bluesy s’entremêlent tandis que l’axe basse-batterie plus stoner assène une rythmique inébranlable. Le seul reproche que l’on pourrait faire serait que le groupe peine à renouveler ses rythmiques et l’intensité des morceaux perdant ainsi un peu de couleur, si ce n’est sur les deux derniers morceaux studio (Lazy et Afraids). Mais bon, pour un premier effort, le résultat est tout à fait encourageant.

Les Dentelles Nerveuses sentent bon le rock’n’roll. Leur son est bon et chaud, leur musique efficace, leur démarche honnête. Bref, je leur souhaite de continuer comme ça.



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Tracklisting :
 
1. One Way Street (5’08")
2. Lovin Tripin (3’13")
3. I Just Can’t See Your Face (Again) (3’55")
4. Let Spend A Violence Jam (2’41")
5. Lazy (4’33")
6. Afraids (5’04")
7. Bed Song (Live At Scène Bastille) (3’32")
 
Durée totale : 28’01"