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Drastic Fantastic

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KT Tunstall

par Vyvy le 22 janvier 2008

2,5

Paru le 10 septembre 2007 chez Virgin

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Vous la connaissez. Wooh Wooh. Avec ses remarqués (et assez bien ficelés, dans le genre rengaine radiophonique apréciable) Black Horse and the Cherry Tree et Suddenly I See, elle avait réussi à vendre 3 millions de copies de son premier essai, Eye To The Telescope.

Eh bien la revoilà. KT Tunstall, toujours aussi écossaise (même si, on le sait, ce n’est pas hélas, un gage de qualité), mais beaucoup plus... disco ! Au revoir mélancholie country-soft, hand-clapping et jeans troués, la nouvelle KT porte une mini robe blanche assortie à ses bottines de fashionista, et arbore fièrement, dans une posture très guitar-heroesque, un instrument laidement couvert de petites facettes où viennent se mirer les projecteurs, tournés sur la belle.

Disco ? A en croire le clip de Hold On, single assez peu porteur avouons-le, KT est bien plus que ça. Elle reste Country Kitsch. Elle ne ferait rougir aucun de ses amis sur les Dance Floor. Elle sait slammer dans la rue. Elle sait même se trémousser en petite robe noire sexy devant un grand néon KT. Non, KT n’est pas Disco. KT est tout, c’est à dire rien, KT est bêtement mainstream. Le fond sonore d’un téléfilm américain avec quelques prétentions.

Comment décrire l’inécoutable ? Non pas que ce soit très très mauvais. Le très mauvais, on n’arrive pas à l’écouter, mais on l’entend, on se rend compte que c’est vraiment odieux, puis, dans un mouvement rageur qui peut nous ammener à renverser pas mal de chose, le visage transformé par un rictus haineux, on arrache des câbles, casse une chaîne Hi-Fi ou baffe l’atroce DJ. Ce n’est pas le cas ici. Non, le problème de KT, c’est qu’une fois le CD lançé, on a un peu tendance à oublier qu’il existe. On se réveille sur certaines chansons, et après une écoute circonspecte et pas entièrement convaincue, on se rendort. Et paf, voilà, c’est fini.

Comment décrire donc ? Eh bien, la pauvre critique va alors regarder ce qu’en pense ses confrères. Voilà Rolling Stones qui trouve en elle le charme désuet d’une Alanis Morrissette, ramenant un petit air de 97 en 2007... Ah. Jamais pu piffer Morrissette, ça commence mal. On se renseigne. Elle n’aime pas être comparée à Dido (ce qui est après tout comprehensible, qui aimerait ?). Ah. Elle écrit ses propres chansons. Ah. Elle a été bien produite, attention, par un Steve Osborne qui en a vu d’autres (dont New Order ou Happy Mondays).

Non vraiment, KT est dure à mettre en mots. On essaie de saisir l’intérêt, le sujet, rien, quelque chose ! Mais le CD tourne, et on ne se rend pas compte tout de suite qu’il est fini. Alors, quelques temps après, on le remet. Cette fois-ci, on arrivera à identifier les moments « intéressants ». Le début de Hold On peut être. Les 15 premières secondes sonnent bien. Un peu MTV2 la chaine à bloc de rock, mais bon, ça sonne. White Bird, dans un style calme-pop-Fiona Apple moins déprimée. Avec une voix qui n’est pas moche il faut l’avouer. Une voix de velours, une jolie mélodie pop bien rose. Originale, pas vraiment. Jolie, assurément. Dans le registre plus « rock » et flashy, le pas mauvais If Only devient tout de même vite exaspérant. Hopeless sonne comme un générique de Dawson. I Dont Want You Now, prémâché, prédigéré.

KT Tunstall s’affirme de plus en plus comme une artiste RTL2. Le genre d’artiste sur laquelle on tombe parfois en s’amusant avec la radio de la voiture. Elle est consensuelle, votre tante Nostalgie et la nièce de cinq ans aimeront aussi. Et puis elle est mignonne non, en alternative « un peu moins pire » à Britney, Gwen and co...



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Tracklisting :
 
1. Little Favours (3’09’’)
2. If Only (3’46’’)
3. White Bird (3’13’’)
4. Funnyman (2’56’’)
5. Hold On (2’57’’)
6. Hopeless (3’41’’)
7. I Don’t Want You Now (3’48’’)
8. Saving My Face (3’38’’)
9. Beauty of Uncertainty (5’01’’)
10. Someday Soon (3’53’’)
11. Paper Aeroplane (3’16’’)
 
Durée totale : 37’18’’