Concerts
Joseph Arthur

Paris (La Maroquinerie)

Joseph Arthur

Le 29 juillet 2005

par Arnold le 4 août 2005

Après avoir découvert Joseph Arthur avec son deuxième album il y a 5 ans, j’ai tout de suite voulu le découvrir sur scène. Après l’avoir raté en 2002, voilà qu’il revient enfin en France pour un concert (unique d’après la tournée affichée sur son site) à la Maroquinerie.

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Et me voilà devant les portes de la petite salle parisienne, appréhendant un peu la soirée. Certes, la plupart des échos que j’ai eu sont élogieux, mais j’ai récemment rencontré quelqu’un (en faisant la queue pour un concert de Sigur Ros) qui m’a dit le contraire. Mais voilà que les portes s’ouvrent, et le public commence à investir la salle.

La Maroquinerie est une salle idéale pour ce genre de concert intimiste. Je m’installe sur une marche en attendant patiemment que le concert commence. Le public est de tous les âges, tendance un peu bobo... Mais je remarque aussi pas mal de jeunes avec des t-shirt Radiohead, Sonic Youth, ou encore The Who... Tout n’est pas perdu...

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Joseph Arthur © Arnold

Tout ce petit monde prend place devant la scène où trônent deux pieds de micros ornés de guirlandes électriques bleutées, un petit clavier installé sur des samplers, une multitude de pédales. En arrière plan, se dresse une grande toile blanche, cachée à sa base par la multitude de têtes.

L’artiste arrive enfin, et c’est alors que je découvre ce qu’il y a au pied de la toile blanche : tout un atelier de peintre (pinceaux, éponges, peintures). Déjà Joseph, Joe apparement pour les intimes, s’est emparé d’un fusain et trace rapidement, et sûrement, un dessin dont lui seul a le secret... Le fusain se casse, et il saisit alors sa guitare et lance le concert avec She Paints Me Gold. C’est parti pour deux heures de musique...

Armé uniquement d’une guitare et d’un micro, Joe tient la salle à lui tout seul. Ses pédales lui permettent de produire des sons étranges avec son unique guitare accoustique, de sampler mélodies, rythmiques, etc... Pas besoin de musiciens pour le soutenir. L’artiste fait comme bon lui semble, improvise, nous offre des versions revisitées pour chacun de ses titres. De temps à autre, il laisse les samples tourner tout seul et s’en va micro en main pour compléter son dessin. Il trempe des éponges dans la peinture et remplit la toile de couleur... Puis revient à sa guitare et continue le show de plus belle. La setlist couvre chaque album mais Our Shadow Will Remain, le dernier album sorti récemment en Europe, est tout de même mis à l’honneur. Le single Can’t Exist déja puissant en version studio, fait l’objet d’une interprétation survoltée.

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Joseph Arthur © Arnold

Le public est ravi, et l’artiste aussi. « Ca faisait longtemps ! Je suis content d’être revenu... C’est comme si j’étais chez moi » avoue-t-il. Au bout d’une heure et une quinzaine de minutes, Joe dit au-revoir à l’assistance, sur une magnifique version accoustique de Honey & The Moon...

... Et revient aussiôt, rappelé par le public. Ravi, Joe nous gratifie alors d’un nouveau titre écrit pendant la tournée : Lost Astronauts. A la fin du premier rappel, l’artiste sollicite le public pour savoir que jouer comme dernier morceau. Les premières mesures de In The Sun résonnent, le public exulte, et moi aussi... Je ne goûte déja plus mon plaisir quand l’impensable arrive : le micro tire sa révérance ! Ni une ni deux, Joe récupère le micro prévu pour le sample vocal de Can’t Exist, balance le micro mort, et reprend la chanson où il l’avait laissée... If I find... If I find... Le morceau s’achève et le chanteur quitte la scène sous les hourras du public... Les lumières se rallument. Le concert est bel et bien fini, même la musique de fond qui précédait le concert est revenue. Mais le public n’en démord pas, et continue de rappeler l’artiste...

Joseph Arthur fera ainsi 3 rappels ! Le public parisien, plus que sous le charme, ne veut plus le laisser partir, ce qui n’a pas l’air de l’embêter. Il se plait sur scène et nous le montre. Pour son deuxième rappel, il nous gratifie d’un deuxième titre inédit : Don’t Give Up On People, moins convaincant que le premier, mais tout de même très bon...

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Joseph Arthur © Arnold

Il enchaîne sur l’intro de You’ve Been Loved et prend le public à contrepied en improvisant une chanson :

" Thank you so much for coming,
Drive home safe,
If you’re drunk, call the cab...
(...) I love French people,
And French people love me...
I love French people,
And French people tolerate me...
Drive home safe
Don’t drink and drive..."

...avant d’enchaîner sur la chanson d’origine. Le troisième rappel sera le dernier. Après deux heures de scène, Joseph Arthur regagne enfin ses loges et le public, encore sur un nuage, quitte les lieux, retour à la réalité. Une chose est sûre dans tout ça... Joseph Arthur est un artiste complet, doublé d’un véritable génie.

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Joseph Arthur © Arnold


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