Concerts
Stephen Malkmus

Paris (Café de la Danse)

Stephen Malkmus

Le 22 septembre

par Tami le 4 octobre 2005

Les jeunes Anglais de The Cribs assurent la première partie de Stephen Malkmus, ancien leader du groupe Pavement, qui a sorti cette année son troisième album solo « Face The Truth ».

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The Cribs, trio anglais composé exclusivement de frères, ont donc la tâche d’ouvrir le concert. Leur deuxième album The New Fellas est sorti en 2005 sur le label Wichita et est passé un peu inaperçu. Pourtant, c’est un disque qui contient des titres efficaces et est aussi bon que celui de leurs compatriotes de Maxïmo Park ou de Franz Ferdinand.
Le groupe débute par l’énergique Hey Scenesters ! et enchaîne directement avec le second morceau. Après quelques titres, le groupe, plus à l’aise, commence à communiquer avec les spectateurs, essayant de baragouiner quelques mots en français tout en sirotant une bière... Profitant de l’occasion pour souhaiter un bon anniversaire au frère batteur.

Difficile de résister à leur musique festive, les anglais soumettent leurs tubes les uns après les autres (Mirror Kissers, I’m Alright Me, Martell...) Les chansons sont construites un peu toutes de la même façon, le frère bassiste à la voix plus mélodique est soutenu par son guitariste de frère à la voix plus grave et plus rythmique. Pour se démarquer de ces groupes en « the », peut être qu’une animosité entre les trois frères Jarman aurait pu booster un peu plus leur carrière... Mais il n’en est rien, on sent beaucoup de complicité entre les trois membres.... Le côté un peu trop léger du groupe leur dessert un peu, il manque une petite étincelle qui fait que le succès n’est pas encore au rendez-vous.

Mais en jouant un rock joyeux et étant très généreux, The Cribs conquirent une partie du public qui n’a jamais entendu parlé d’eux.

La salle se remplit encore un peu plus après la prestation de The Cribs, après quelques minutes d’attente, la grande silhouette filiforme de Stephen Malkmus fait son apparition, accompagné des trois musiciens de The Jicks.

La carrière solo de l’artiste est très critiquée, tout le monde n’adhère pas à sa musique aux arrangements étranges et bidouillages en tout genre. Ils commencent à jouer et la magie opère, la salle est prête à accueillir et écouter les chansons non conventionnelles qui font la particularité du chanteur.

I’ve Hardly Been est un parfait exemple de chanson « Malkmus-ienne », une introduction qui fait penser à une musique de tango, Stephen Malkmus chante nonchalamment, parfois il chante faux mais c’est sûrement calculé, la voix devient plus aigüe là où on ne s’y attend pas, le refrain ne va pas avec le reste de la chanson mais ce n’est pas grave, le chanteur maîtrise parfaitement ces compositions bizarres.

Malkmus est heureux d’être là, dialogue avec le public et fait même quelques jeux de mots en français. Une personne lui réclame une chanson et il répond « Après... euh après-ski » puis un assistant lui apporte une guitare et il dit : « Ah Gibson, très chère mais très bonne » puis il dépose délicatement un baiser sur son instrument...

Un peu déconcentré par ses propres blagues, le chanteur en devient maladroit. Il est forcé de s’arrêter deux fois lors de l’intro de la chanson Freeze The Saints. La troisième tentative sera la bonne...

Malkmus sourit et remercie le public d’être présent ce soir... La set list est essentiellement constituée des chansons du dernier album Face The Truth.
Loud Cloud Crowd sera incontestablement le morceau le plus intense du concert. La chanson No More Shoes attire aussi beaucoup l’attention avec son refrain entêtant et sa longue partie instrumentale.

Puis, c’est la fin du set. Stephen Malkmus And The Jicks reviennent pour interpréter deux titres lors du rappel. Ils jouent tout d’abord Baby C’mon, les spectateurs hochent tous la tête dès les premières notes du morceaux. Puis, ils enchaînent directement sur It Kills.

La musique de Stephen Malkmus est envoûtante et électrisante... Je quitte la salle heureuse d’avoir goûté à son univers étrange.



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