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Ci-gît la presse musicale... et maintenant ?

Ci-gît la presse musicale... et maintenant ?

par Aurélien Noyer le 31 mai 2011

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Il paraît que la presse est en crise. En 2009, le gouvernement s’est même senti obligé d’organiser des États Généraux de la Presse pour mettre en place des mesures censées revitaliser ce secteur... mouais... je ne me prononcerai pas sur l’ensemble de la presse mais, si vous voulez mon avis, la presse culturelle, et en particulier musicale, va crever quoi que fasse le gouvernement... Et elle l’aura bien mérité.

On se moque désormais couramment du modèle archaïque et sclérosé de l’industrie musicale et il est vrai que les majors sont les principaux artisans de leur chute : crispées sur leurs habitudes, agressives contre tout ce qui pourrait représenter un changement, elles se sont progressivement mises dans une situation intenable vis-à-vis du Net, c’est-à-dire (n’oublions jamais ce détail) de leurs propres clients.

Or l’ironie, c’est qu’il en est de même pour la presse musicale... à la différence que, si les majors commencent timidement à chercher des solutions à même d’assurer leur survie, la presse musicale ne semble même pas avoir conscience des changements profonds que demande l’avènement du Web et se berce d’illusions en croyant qu’il suffit d’un site Internet avec des pigistes suffisamment réactifs pour venir concurrencer les blogs et les webzines sur le terrain du buzz et de la vitesse.

Bien sûr, il ne s’agit que d’un pis-aller qui montre que la presse musicale n’a pas compris le rôle qu’elle pourrait jouer sur le Web. Par son manque d’inventivité, elle rate la nécessaire remise en question de son modèle économique et rédactionnel et surtout elle s’enferme dans un modèle numérique (financé par la publicité) où elle s’oblige à faire du click et du page rank comme le premier blogueur venu, ce qui représente une position intenable sur le long-terme.

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Un bel exemple de pertinence journalistique...
Source : http://www.rocknfolk.fr

Mais faisons d’abord le point sur le modèle « papier ». La plupart des magazines fonctionnent peu ou prou sur le même modèle éditorial avec quelques articles un peu étoffés, des interviews et l’inévitable palanquée de critiques où les albums sont jugés en quelques dizaines de mots, souvent assortis d’une note pour que le lecteur n’ait même pas à faire l’effort de lire un texte de toute façon insignifiant.

L’existence même de ces « chroniques » écrites à la chaîne montre à quel point la presse musicale n’a pas su se remettre en cause. À l’époque où la plupart des albums sont disponibles extrêmement facilement sur les sites de téléchargement direct ou sur les réseaux P2P, il est évident que le rôle prescripteur de la presse musicale appartient à un passé où l’écoute d’un album passait presque nécessairement par l’achat de celui-ci. Du coup, la plupart des passionnés se retrouvait à guetter l’avis de tel ou tel critique parce qu’ils avaient remarqué que les goûts d’icelui étaient en adéquation avec les leurs. Pourquoi auraient-ils aujourd’hui besoin du jugement péremptoire et forcément subjectif de quelqu’un d’autre quand il ne leur coûte rien de plus qu’un peu de temps pour se faire leur propre jugement ? L’anachronisme de cette rubrique n’est que le premier indice qui révèle à quel point la presse musicale est en porte-à-faux avec l’époque actuel.

Il ne reste donc de potentiellement valables que les articles de fond et les interviews mais, à ce niveau-là, c’est également le modèle économique global de la profession qui pose problème : depuis Wikipedia, le critique ne peut plus se contenter de sa seule érudition pour écrire un article conséquent. La simple évocation d’anecdotes ne suffit plus, il faut mettre son savoir au service d’une problématique de façon à aborder le sujet sous un point de vue original et à fournir au lecteur un angle de lecture inédit. De même, les forums et les flux RSS ont rendu obsolète les interviews pépères où chaque journaliste pouvait se permettre de poser les mêmes questions que le précédent. Désormais, le lecteur ne lit même plus ce type d’interviews car il a déjà accès via le Net aux informations qu’elles contiennent. Le journaliste est donc là encore obligé de faire preuve d’inventivité et de pertinence.

Or dans un système où la plupart des critiques sont professionnels ou entendent l’être, où ils doivent se préoccuper autant de leur porte-monnaie que de leur visibilité, il est humainement impossible qu’ils puissent à la fois enchaîner les articles tous azimuts et maintenir un niveau de qualité qui impliquerait nécessairement de ne pas écrire lorsque les idées viennent à manquer ou lorsqu’un article de fond demande toute leur attention pour être mené à bien. La presse musicale est donc structurellement incapable de maintenir une réelle exigence de qualité.

Face à un public qui commence à prendre en compte de multiples sources (magazines papier, blogueurs, webzines, forums) dans sa recherche d’informations, cette incapacité est rédhibitoire. Contrairement à ce que pensent certains contempteurs du Web, cette multiplicité des sources d’information ne mène pas à une confusion généralisée où n’importe quel article en vaudrait un autre dans la tête du lecteur lambda. C’est même plutôt l’inverse qui se produit : habituées à filtrer une quantité toujours plus grande d’information, les nouvelles générations ont développé par la force des choses des mécanismes d’évaluation de l’information. Elles jugent en permanence ce qu’elles sont en train de lire et ne reconnaissent un article comme valable qu’après l’avoir fait passer au crible de leur propre sens critique [1]. Dès lors, peu leur importe qu’un critique apparaisse dans les colonnes de Rock’n’Folk ou des Inrocks, elles n’hésiteront pas à lui préférer un blogueur anonyme tout simplement parce que ce dernier aura écrit un bien meilleur article. L’époque où un rédacteur (et par extension un magazine) pouvait capitaliser sur son prestige pour assurer ses ventes est terminée. Tout au plus le rédacteur professionnel pourra-t-il faire illusion auprès d’un public jeune et n’ayant pas encore acquis ce réflexe de tri dans l’information (c’est la stratégie de Rock’n’Folk) mais passé 20 ans, la plupart des lecteurs savent faire la différence entre un bon et un mauvais article. Ainsi, la seule valeur qui compte réellement est la qualité d’un article et n’importe qui peut écrire un truc pertinent et se retrouver à faire le buzz, ses lecteurs ne seront pas pour autant plus indulgents si ses autres articles sont mauvais.

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Du coup, la prétention de la presse culturelle à venir concurrencer les webzines et les bloggeurs sur le Web apparaît comme ridicule. Dans la mesure où leur prestige ne leur est pas d’une grande utilité, quelle est la probabilité que leurs rédacteurs produisant des articles à la chaîne aient une chance d’écrire quelque chose de pertinent avant l’un des milliers de webzines ou blogs amateurs qui profitent du luxe de n’écrire que lorsqu’ils pensaient que ça en vaut la peine ? Évidemment, elle est très faible. Pourtant les articles produits par les Inrocks (ici et ) lors de la sortie de The King Of Limbs laissent à penser qu’ils n’ont pas conscience de cet état de fait... et ce, même quand leur lectorat essaie de leur faire remarquer qu’il y a un problème : les commentaires à l’article de Thomas Burgel sont éloquents et concernant celui de JD Beauvallet, je laisse la parole à albumrock.net.

L’autre travers de la presse traditionnelle lorsqu’elle passe sur le Web est d’essayer d’imiter le ton inconséquent du blogueur et de proposer des articles légers teintés d’humour soi-disant potache. C’est une double erreur stratégique. Même si on trouvera toujours des lecteurs pour apprécier ce genre d’article, il faut bien avoir conscience que le Web pullule d’articles similaires et que ce qui permet de se distinguer, ce sont des articles avec un fond que l’on ne trouve pas ailleurs. De plus, l’article humoristique est un exercice très périlleux et très technique qui tombe facilement à plat, là où un argument original peut sauver un style déficient. Et j’avoue m’arracher un peu les cheveux quand je lis des critiques justifier la piètre qualité d’un de leurs articles par son caractère « potache » ou « sans prétention ». C’est manquer de respect au lecteur que de lui demander de lire un article qu’on a écrit sans avoir l’envie de faire quelque chose de bon et il y aurait des choses a dire sur l’expression « sans prétention ». Dans ses Chroniques de la Haine Ordinaire, Pierre Desproges brocardait un critique cinéma qui avait parler « d’un film qui n’a pas d’autre prétention que de nous faire rire » et il mettait en avant la difficulté de l’art de faire rire. Dès lors, on comprend que la « prétention », quelle soit de faire rire ou d’écrire un bon article, loin d’être honteuse, est le seul moyen pour arriver à un résultat correct. Et si elle n’offre aucune garantie de succès, l’inverse assure un résultat médiocre.

Du coup, en étant un peu cynique, on peut comprendre le critique de mode (et chroniqueur musical très occasionnel) Patrick Eudeline lorsqu’il s’attaque violemment à Internet. Internet et le Web n’ont pas seulement touché l’industrie musicale, ils ont aussi attaqué son gagne-pain et pour ridicules que soient les déclarations d’Eudeline, elles ne sont qu’une réaction de panique face à un phénomène menaçant le petit écosystème de la critique musicale.

Une fois qu’on a fait ces différents constats, on peut imaginer que la solution la plus pérenne ne passerait que par plus d’exigence de la part des rédacteurs en chef, qui ne devraient pas accepter des articles au contenu insuffisant. Cela présenterait l’avantage d’une hausse immédiate du niveau des articles et obligerait les auteurs à prendre plus de temps pour travailler sur leurs articles et à être moins dans une course au buzz. Bien sûr, cela implique quasiment la fin du critique professionnel car, s’il est normal d’être rémunéré pour ce que l’on écrit, un tel système ne pourrait permettre à des pigistes d’aligner suffisamment de caractères pour s’en sortir à la fin du mois. Mais sachant que le système actuel n’est pas tenable à long terme, ce n’est pas rendre service à un rédacteur que de le forcer à pondre des news ou du publi-rédactionnel pour qu’il puisse bouffer.

En termes rédactionnels, le meilleur exemple est celui de l’excellente revue XXI, c’est-à-dire des articles de fond, pertinents, longs, étoffés et dictés plus par une vraie réflexion que par l’actualité. Adapté à la presse culturelle, cela pourrait donner des articles où le rédacteur retrouverait son rôle de prescripteur, non pas en commentant à la va-vite les dernières sorties, mais en mettant en avant de manière précise et argumentée un album méconnu... Et puis, combien de magazines musicaux se permettent à l’heure actuelle de revenir sur un album plusieurs mois plus tard pour l’étudier avec le recul, en prenant en compte son évolution lors des écoutes successives, le contexte de sa sortie, les réactions du public et de la presse à son égard, etc. ? Pourtant, un tel travail serait bien plus passionnant qu’une critique à la va-vite qui parlerait de « classique instantané » à propos d’un album totalement oublié quelques mois plus tard. Un tel modèle impliquerait certes de se détacher de la filière de l’industrie musicale, de ne plus écrire d’articles décalqués du dossier de presse et donc, de sortir de ce cercle vicieux où les revenus publicitaires des magazines musicaux dépendent du bon vouloir des labels dont les albums sont ensuite évalués par ces mêmes magazines, mais l’exemple de XXI a montré qu’un modèle sans publicité (et donc sans conflit d’intérêt) est vivable.

La partie web viendrait à la fois compléter les articles papiers par des documents multimedias et des articles connexes, comme c’est un peu le cas pour XXI, et surtout permettrait de poursuivre la réflexion d’un article par des échanges avec les lecteurs, dans lesquels un rédacteur n’aurait pas besoin de se réfugier derrière la mauvais excuse d’un humour potache, de jouer la victime d’un lectorat de haters ou d’éluder le sujet comme le premier troll venu pour éviter d’avoir à admettre que son article rédigé en pilotage automatique est effectivement mauvais.

Mais, pour être honnête, je n’ai pas trop d’espoir qu’une telle prise de conscience de la part de la presse musicale se produise. Rock’n’Folk joue la carte assez putassière du « Père Castor, raconte-moi le rock » pour s’assurer un lectorat jeune, fasciné par le « sex, drug & rock’n’roll » et surtout en perpétuel renouvellement (combien de temps pouvez-vous tenir lorsqu’on vous raconte encore et toujours les mêmes anecdotes sur Iggy Pop ou sur les Rolling Stones 4 fois par an ?). Les Inrocks n’ont survécu qu’en devenant le joujou idéologique d’un milliardaire qui voulait apaiser sa conscience de gauche (Thibault se moquait du lancement de la nouvelle formule en mode « lycéen qui vient d’acheter son keffieh made in china », mais la carte postale demandant le départ de Guéant, le Méluche en couverture, le finger-pointing moralisant envers les « nouveaux réacs » ont été à la hauteur -ou à la profondeur- des attentes générées). Et les autres essaient de survivre dans leurs niches en ciblant leur public et en blindant leurs pages de publicités (l’indie pour Noise, le rock roots pour Crossroads, l’improbable mélange rock et mode pour Modzik, le reader digest du wannabe-rocker -fringues à porter, références à name-dropper, anecdotes à ressortir, catchphrases à réciter- pour Be Rock, etc.)

La presse musicale est dans la merde ? Bien fait pour sa gueule, certes...

Mais il serait malhonnête de ma part de faire comme si elle était la seule à blâmer, comme si elle était la seule à être redevable à ses lecteurs d’une certaine qualité. Le fait est que cette exigence s’applique également aux blogs et aux webzines. Or ces derniers ont depuis le début la tentation, naturelle mais dangereuse, d’imiter la « Grande Soeur ». Une histoire de prestige, sans doute...

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Le « prestige » de la presse musicale... ça fait rêver.

Or si le modèle de la presse musicale traditionnelle n’est pas tenable, et si elle ne se décide pas à en changer, il appartient donc au Web et à ses amateurs d’avoir la « prétention » (on y revient encore) de relever le niveau.

Il faudra pour cela abandonner les travers de la presse traditionnelle, ne pas succomber aux chants enjôleurs des attachés de presse qui commencent à braconner sur le Net et, au passage, laisser de côté tant le mythe de « l’écriture rock » ou de la « plume trempée dans le Jack Daniel’s » (il serait temps de voir que la plupart des tentatives d’émulation de Lester Bangs ou de Hunter Thompson ne produisent qu’un gloubi-boulga verbeux d’une rare banalité) que le fantasme débile de la « méthode pour écrire une bonne chronique » et essayer de travailler avec comme exigence première la recherche d’articles pertinents, rigoureux et argumentés.

C’est évidemment beaucoup plus facile à dire qu’à faire (je m’en rends compte très régulièrement) Mais on peut commencer par oublier l’idée absurde qui consiste à s’obliger à écrire une chronique. La seule et unique obligation du rédacteur est une obligation de qualité et la seule « méthode » pour écrire de bonnes chroniques, c’est de ne pas en écrire (ou du moins publier) de mauvaises... ce qui laisse suffisamment de possibilités pour qu’on ne puisse donner de mode d’emploi sans passer pour un tartufe. Par conséquent, si vous vous demandez pourquoi nous n’avons pas sur le site de chroniques de Crack The Skye, de Z ou de Yoshimi Battles The Pink Robots alors que plusieurs d’entre nous vénèrent ces albums, c’est tout simplement qu’ils ne pensent pas avoir réussi à produire un article digne d’être publié. C’est une démarche un peu frustrante mais cette exigence de qualité est une chose avec laquelle on ne devrait pas transiger, que l’on soit lecteur ou rédacteur.

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La grande potentialité du Web, c’est de rendre poreuse la séparation entre le lecteur et le rédacteur via des forums ou des systèmes de commentaires [2] et de permettre de mieux discerner les failles d’un argument. Si le rédacteur doit avoir la « prétention » d’écrire un bon article, il doit donc aussi avoir l’humilité d’en accepter les faiblesses.

Comme le disait très justement Pacôme Thiellement, le critique ne peut plus prétendre détenir la Vérité absolue ou avoir l’illusion d’avoir écrit l’article « définitif » sur un sujet. Tout ce qu’il peut faire, c’est essayer de proposer une exégèse, c’est-à-dire un éclairage possible, en ayant l’honnêteté intellectuelle d’admettre les présupposés et les parti-pris inhérents à ce genre de démarche. Ce n’est qu’ainsi qu’il parviendra à exposer clairement ses idées, à les présenter au lecteur sans pour autant les asséner comme des évidences et passer pour un cuistre à bretelles.

Ce n’est qu’au prix de cet effort d’exigence, de rigueur et d’honnêteté que tant le rédacteur que le lecteur trouveront leur compte : l’un pourra lire quelque chose qui sortira de l’ordinaire et l’autre évitera d’être un pékin de plus qui exhibe son avis sur Sens Critique comme on exhibe son vous-savez-quoi.

Et au-delà du strict travail personnel du rédacteur, il ne faut pas oublier que le format du blog ou du webzine offre des possibilités inédites par rapport au magazine papier : utilisation des archives, retour sur d’anciens articles pour affiner leurs arguments ou pour voir l’évolution de la façon dont tel ou tel album est perçu, etc. Ces opportunités sont encore très peu exploitées (y compris sur Inside Rock, il faut le reconnaître) car elles demandent d’innover radicalement vas-à-vis du système des mises en ligne hérité de la presse papier. C’est pourtant dans cette direction qu’il faut chercher les nouvelles formes de la presse en ligne.

Enfin, étant conscient des présupposés de cet article (notamment celui de postuler que les lecteurs sont des passionnés qui demandent autre chose que des chroniques torchées en quelques minutes dans un style foutraque prétendument « rock’n’roll »), je me dis que, même s’ils se révèlent faux, ils m’auront pousser à m’améliorer et à chercher toujours de nouvelles idées pour mes articles. Et rien que pour ça, ça vaut bien la peine de tenir un tel pari.



[1Le rapport de cette génération, baptisée Generation Y, à l’information, à l’autorité et à leur légitimité est d’ailleurs un sujet très à la mode ces temps-ci.

[2L’exemple le plus frappant est celui de Rafik Djoumi qui a intégré l’équipe d’Arrêt sur Images suite à un long commentaire sur un article concernant Avatar.

Vos commentaires

  • Le 5 septembre 2011 à 15:00, par grozilla En réponse à : Ci-gît la presse musicale... et maintenant ?

    Impressionnant papier, tout aussi pertinent en ce qui concerne la presse cinéma que celle musicale. Voire encore plus. Bravo !!!

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