Concerts
Hell's Kitchen

Paris (La Flèche d’Or)

Hell’s Kitchen

Le 15 septembre 2006

par Arnold le 3 octobre 2006

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Comme tous les soirs, la Flèche d’Or affichait plusieurs artistes pour la soirée... Sur la totalité, peu m’inspiraient grand chose si ce n’est Sentenza & The Holsters, un groupe de blues rock dont le single Standing On The Outside passe de temps en temps sur Ouï FM, et surtout Hell’s Kitchen, groupe de blues-trash [1] déjanté comme je les aime et que j’avais chroniqué il y a quelque semaines. Les Suisses passent à 23h15 ce qui me laisse de la marge. J’ai cru lire que l’autre groupe ouvre la soirée, et je ne peux arriver si tôt. Tant pis.

J’arrive donc en compagnie de Giom et de Fran sur les coups de 22h30. Un groupe vient de commencer son set. Peter Bjorn & John, un trio indé qui me plaît carrément. D’habitude, je ne suis pas très fort sur ce genre de musique qui tourne en rond et peine à se renouveller. Là, ça passe. C’est assez trippant. Je me surprend à dodeliner du chef et bouger un peu mon corps (entendre par là un battement du pied assez appuyé).

Bref, le set terminé, je me prépare à voir s’installer sur scène la cuisine de l’enfer mais il n’en est rien. Je vois là l’attirail typique d’un trio rock : guitare - basse - batterie. Un doute m’étreint. C’est pourtant bien l’heure qui était indiquée pour le passage de Hell’s Kitchen sur le site de la Flèche d’Or... Le groupe monte sur scène mené par un grand échalas chevelu, aux allure de dandy, chapeau haut de forme vissé sur le crâne. Ce n’est définitievement pas Hell’s Kitchen, mais bien Sentenza & The Holsters qui était sensé ouvrir la soirée (toujours d’après le site de la salle).

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Sentenza & The Holsters
© Arnold

Du coup, me voilà verni. Je verrai tout ce que je voulais voir. Le groupe attaque d’emblée son set excellent. Le son est chaud, électrique, puissant. Le dandy chanteur assure des soli de guitare qui n’ont rien à envier aux 70s. Sa voix est chaude et assurée, sa prestance impressione. Quarante minutes sur scène suffisent à éveiller notre intérêt, mais le trio doit déjà partir, laissant entendre qu’il aurait bien pu continuer toute la nuit... Mais voilà, il faut assurer la programmation serrée de la soirée.

Arrive enfin le tour des Hélvétiques. La petite bande installe son matos personnellement. On les voit sortir de leur boîtes les instruments tous aussi improbables les uns que les autres, présents sur Doctor’s Oven : un couvercle de poubelle, un tambour de machine à laver, un tuyau d’aspirateur, une pelle ramasse-poussière, un wash-board, un manche à balais planté dans une bassine avec une corde à linge tendue entre les deux, etc... J’attends avec impatience que le groupe commence à jouer... Les lumières s’éteignent, Bernard, Cédric et Nicolas prennent place sur la scène et c’est parti. Le groupe enchaîne quelques titres de Doctor’s Oven et en retrace pafaitement l’ambiance, le côté live en plus.

Le groupe n’arbore pas un look particulier. Du genre à passer inaperçu dans la rue. Mettez-les sur scène avec leur attirail, vous verrez qu’ils ne sont pas si sages. Bernard, le guitariste-chanteur hurle dans son micro, fait des acrobaties sur son tabouret, se lève et fait rouler ses muscles sous le nez du premier rang, il s’amuse... Cédric disparaît derrière son attirail de percussions en tout genre et semble habité d’une frénésie qui le pousse à taper sur tout ce qui passe à sa portée, insufflant ainsi un côté root à ce son blues qui sent bon le delta. Dans son coin, Nicolas, le plus discret, navigue entre sa contrebasse électrique et sa contrebassine. Quarante minutes de blues intensif. Mais le groupe doit lui aussi quitter la scène à regret. Encore un goût de trop-peu...

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Hell’s Kitchen
© Arnold

Cette soirée de trios s’achève, placée sous le signe de la frustration... Quarante minutes de prestations, c’était vraiment insuffisant pour ces trois groupes à surveiller de près.



[1NdA : « Trash » voulant dire « poubelle » ce qui colle à leur attirail

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