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Monolith

Monolith

O. Lamm

par Alexx le 28 novembre 2006

3

paru le 30 octobre 2006 (Active Suspension)

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Ce qui est surprenant à la première écoute de Monolith, c’est la ressemblance avec Domotic. Je m’explique : on entend de drôles de bruits, de vieux sons et autres bizarreries sonores venues d’un âge qu’on pensait révolu. Je vous rassure de suite, il suffit d’une seconde écoute un peu plus approfondie pour effacer les similitudes. Du moins en partie. Pour ce qui est de la ressemblance, les deux artistes sont tout deux membres de Active Suspension, label français constamment à la recherche de talents electro à la limite de l’expérimentation.

Et de l’electro expérimentale, on n’en est pas loin. Dès Genius Boy, on est projeté de plein fouet dans un monde complètement farci aux amphétamines et autres joyeusetés totalement excitantes. Les sons se baladent partout et la chanteuse japonaise n’arrange rien avec un langage incompréhensible et très dépaysant pour nous autres occidentaux.

Pour le reste, ça pourrait se calmer mais le bidouilleur de service continue dans sa lancée de faire perdre la tête de son auditoire et le faire bouger frénétiquement comme un haricot sauteur. Lorsqu’on commence à enfin entendre quelque chose d’intelligible, O.Lamm s’amuse à le faire remuer par des sons et nous rappeler qu’on n’est pas la pour se détendre, voire même ni rien comprendre. Pour ceux que l’electro ne rebute pas, l’expérience vaut le détour. L’impression d’être sous un mélange d’acide et amphét’ est très surprenante mais aussi épuisante qu’un essorage de cerveau.

Dans son ensemble, Monolith forme un tout assez « homogène » dans tout ce fatras de sons, de synthés, de bruitages de jeux vidéo du début des années 1980. C’est très enjoué et l’effet ne se fait pas attendre. Pour peu qu’on aime ce style particulier à s’en prendre plein les oreilles jusqu’à ne plus savoir ce qu’on entend.

Originalité est le mot. Bizarre est le complément. Fou est le résultat. Expérience à vivre est le but. Allergique au spasme sonore est interdit.



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Tracklisting :
 
01 - La Chasse Aux Oiseaux (with Yoshimi Tomida) (0’50”)
02 - Genius Boy (with Kumi Okamoto) (3’33”)
03 - The Macguffin (4’07”)
04 - Open Malice (with Zoé Wolf) (5’18”)
05 - Return Of The Night Goat (4’51”)
06 - Tammy Metempsycho Darling (4’49”)
07 - Syllabus Of Errors (with Momus) (4’11”)
08 - Silviphobia (with Midori Hirano) (4’36”)
09 - Aerialist (4’44”)
10 - Bring The Noise ! (1’43”)
11 - Electric Emily (with Nobuko Hori) (2’56”)
12 - City Of Julie (with Cindy Lee Baker) (7’26”)
 
Durée totale : 49’04”

Site officiel : www.olamm.tk/