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Rock en Seine 2009

Domaine National de Saint Cloud

Rock en Seine 2009

Les 28, 29 et 30 août 2009

par Sylvain Golvet, Efgé, Antoine Verley le 22 septembre 2009

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 Vendredi 28 août

Prenez un champ de hêtres évoquant plus des asperges de Rommel que des jambonneaux enrobés dans des jeans slims, et voici planté le décor qui accueillera les pieds meurtris de votre serviteur trois jours durant. Pour être plus exacts dans la recette, on ne fera pas sans évoquer un saupoudrement intempestif de poussière à chaque déplacement de masse. Empoignons une boîte de boules Quiès gracieusement fournie par la région Ile-de-France (« Non, pas la jaune, s’il vous plaît, je l’ai déjà ! »), et courons nous faire péter les esgourdes au concert le plus proche, Scène de la Cascade.

Péter les esgourdes, c’est vite dit. Ce n’est pas exactement un groupe de rapcore de miami que le festival sponsorisé par Virgin&Co a à nous offrir en ouverture, mais plutôt James Hunter, quadra britannique propret dans son costard bleu. Les trois pelés et un tondu présents James Hunter n'aura chassé personne...devant le groupe de cet honorable gratteux (qui précède d’ailleurs Keane) seront ravis d’être tombés là par hasard. Aux autres, nous apprendrons qu’ils regretteront un jour d’avoir manqué un show plus que divertissant où se succèdent soul, ska, slow, blues et même rock’n’roll. En 2009, le line-up reste inimaginable : un violoncelliste, un hammondiste enragé, deux saxophonistes aux allures de blues brothers et un batteur limite jazzy ! Dire que cet homme de 46 ans est doué des arcanes du blues du delta tiendrait du rock&folkisme le plus racoleur, nous nous en garderons donc, même si cette remarque est foutrement vraie... Les séquences, pendant les soli, de Kasatchok, ou de moulinets malicieux de la jambe, suffisent à rendre dingues les quelques gens présents. C’est dire si le type sait y faire.

Dommage qu’on ne puisse pas en dire autant de Keane. L’arrivée seule d’un Tom Chaplin en survêtement hideux provoque des hurlements de groupies (imaginez le déjà mièvre Everybody’s Changing scandé par ces harpies !) dont la vue est sûrement tronquée par leurs affreuses Ray-Ban Aviator : ce qu’elles ont face à elle n’est pas le christique beau gosse gominé que représentent les photos, mais bien un péquenot aux joues roses imberbes et au charisme d’apprenti charcutier. Citons Willie Dixon : « The men don’t know, but the little girls understand. » Mouais. Une musique qui ne franchit pas la barrière des sexes est-elle recevable ? Il est permis d’en douter. La priorité de ce cher Tom, avant de jeter son corps flasque moulé dans un slim et d’immondes baskets multicolores sur le sol (recueillant des hurlements), devrait être de revoir ses arrangements. La basse qui porte tout, ça a déjà été fait, en mieux, moins douloureux, et sans ce piano sucré qui rend le brouet gerbant.

Ouf, ils sont partis, on peut enfin hurler : « Yeah Yeah Yeahs ! Yeah Yeah Yeahs ! » Cool d’avoir répondu à notre appel. Un coup d’oeil en arrière le temps de vérifier qu’on est bien entre hommes pour se délecter des ondulations de l’électrocardiogramme ambulant qu’est Liza Min... Euh, pardon... Karen O, et c’est le début d’un set déjanté s’il en est. Ce groupe est un de ceux dont tous les membres ont d’emblée l’air Karen O : Les Yeah Yeah Yeahs reprennent Moby Dick.cool, dégagent une empathie naturelle. Comme ce cocasse guitariste à choucroute qui n’a pas son pareil pour dégainer des riffs (à mettre au singulier ?) catégorisables « simplissimes-mais-fallait-y-penser ». Mais, vous l’aurez deviné, la reine de la fête est bien la sautillante Karen O, dont les yeux ne s’échapperont quasiment jamais de son étrange tignasse. En revanche, rayon cris, c’est une autre histoire : ils jaillissent en masse, suraigus, provoquant une hystérie collective sans véritable raison. Des milliards de filles sachant hurler comme elle, peu chantent comme elle, et encore moins occupent la scène comme elle... A plusieurs reprises, comme un Didier Wampas fait femme, elle avale le micro, normal, quoi. Et nous laisse bouches bées, de temps en temps, entre hymnes garage et l’électronique fade du dernier album It’s Blitz.

Amy MacDonald, outre adopter le nom d’une célèbre chaîne de fast-food, a plus d’un tour dans son sac pour se le remplir : sa teinture blonde pétasse et sa robe à paillettes étaient sans doute de trop (elle était déjà pas mal avant). Mais ce soir, les vrais esthètes, à savoir ceux que son travail en studio n’avait pas excité plus que ça, ne seront pas franchement déçus, car la demoiselle a ici démontré son aptitude à donner un peu de punch à ses fades compositions folkeuses. This Is The Life et Mr Rock&Roll, grands succès de l’album, se démarquent naturellement. On dira également du bien de l’étonnante adaptation de Mr Brightside, que ses pères Killers devraient écouter avant de foncer, une nouvelle fois, tête baissée dans le mur.

Le brouhaha enfle, quand dans les conversations est évoquée cette nouvelle scène de Brooklyn (MGMT, Ra Ra Riot, Yeasayer) sujette à débat dont le nom claque comme celui de l’affaire Dreyfus. Ca tombe bien, Vampire Weekend, membres éminents de cette scène, en sont venus pour prêcher créativité, fusion et, surtout fraîcheur, aux impies présents ce soir. Outre un dérouillage bien senti, ce set est une merveilleuse leçon de musique africaine, par des blancs à des blancs. L’apparente candeur d’Ezra Koenig et de ses textes sont bien entendu des leurres, qui dissimulent bien mal le talent de ces jeunes, leur habilité à s’échapper d’un binaire fade et de sa prétendue alternative, le ternaire. Pour ça, louanges doivent être rendues au martyriseur de peaux, un bûcheron percutant et souple comme pas deux.

S’épandre en mélo larmoyant sur le cas d’une fratrie de bananes splittantes serait perdre notre temps, et par la même occasion le vôtre. L’avantage de cette annulation est qu’elle aura permis à tous ceux qui n’apprécient pas les beaufs de Madness de se coucher tôt. « Always look on the bright side of life »...

Deuxième solution, pour les autres qui voulaient prolonger quelque peu la soirée : se diriger vers la scène de l’industrie pour laisser une chance à Oceana. Si sa pop-soul passée au filtre de la radio nous fait autant d’impression qu’un suppositoire, le rendu est tout autre sur scène - grâce, avant tout, à un présence féline, sensuelle, et aussi un tout petit peu à ses excellents musiciens. La comparaison avec Macy Gray, qui passe le surlendemain, devrait être difficile, mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est prometteuse, la petite.

Et puis, histoire de se déchirer la voix, les tendons, les rotules, etc..., une dernière fois, on sera allés jeter un coup d’oeil au set de Vitalic. Bon, le programme est connu : de la grosse techno bien-martiale-bien-boom-boom ; ceux réticents au départ ne sont pas convaincus, la petite étudiante parisienne à frange qui gigote tout en envoyant des poke sur facebook, elle, adore.

 Samedi 29 août

Notre entrée sur le site du festival est accueillie par un fanfaronnant et généreux rock&roll, que l’on doit à Kitty Daisy & Lewis. Leur démarche rétro, qui rappelle celle du James Hunter de la veille, annonce l’admirable soulwoman Robin McKelle du lendemain.

Epatants, Cheveu sont la caution « smicard » de ce festival bourgeois. Une boîte à rythmes, une guitare aux effets multiples, et quelques pédales pour que ce petit Daniel Darc qu’est le chanteur démultiplie ses cris de détresse, suffisent à créer une ambiance terrifiante, évoquant pêle-mêle Noir Désir et Sonic Youth. Une ambiance plutôt cérébrale, rare pour un groupe aussi primal (beaucoup de pédales d’effets, certes, mais trois accords garage quand même).

Un rapide coup d’oeil vers les Asteroids Galaxy Tour, nouveau buzz danois prétendument psychédélique, réussit, sinon à graver un souvenir mémorable dans nos esprits étriqués, à nous persuader d’une chose : il suffit d’avoir une tignasse blonde, des appas perceptibles à 25 mètres, un phrasé approximatif et des remarques pas franchement pertinentes sur le taux d’alcoolémie des spectateurs pour être catapultée nouvelle égérie d’Apple. Eh oui, c’est bien de Mette Lindberg que nous parlons : cette fille n’est bonne qu’à taper des mains pour supporter la rythmique molle, lente et aseptisée (ce n’est plus un groupe, c’est un orchestre !) de son fade backing band. Pas évident de prendre sa claque dans ces conditions.

Quoi, après ? Ah ouais, c’est les Dananananaykroyd, qui bataillent actuellement avec Blue Öyster Cult et Band Of Horses dans le concours

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Avec Danananaykroyd, les noms cons font les bons amis

du nom le plus pourri de l’Histoire du Rock ! Ces écossais, découverts en première partie des Kaiser Chiefs, n’avaient pas convaincu. Ici, c’est avec une balance terrible qu’on les accueille dans notre hexagone joyeux et bobo. Le groupe à deux batteurs envoie un rock entre pop sautillante et hardcore (faut le faire), et c’est totalement survoltés que les deux chanteurs conspuent les porteurs de drapeaux de la perfide Albion, câlinent le public (en faisant frémir la sécu au passage), et organisent des Wall Of Death, vous savez, cette séparation de la foule en deux, qui aboutit généralement en une réunion un tant soit peu rentre-dedans.

Peu de groupes portent aussi mal leur nom que les Horrors (à part peut-être les Billy Talent qui sévissent au même moment sur la grande scène ?). Leur arrivée magnifiquement calculée (les musiciens arrivent à fur et à mesure sur scène, et le bassiste joue le muet statique) n’est que le commencement d’une magique heure de saturation, le groupe ayant (fort heureusement) délaissé l’hideux blason Cramps pour brandir furieusement l’oriflamme Jesus & Mary Chain. Forcément, ça décolle mieux. Il est d’ailleurs cocasse de constater un certain décalage entre les chansons du premier album, d’un répertoire tendance psychobilly fade, et celles du dernier opus, jouissivement garage, comportant une touche de shoegaze de bon aloi. Aucun complexe d’apparence, cette fois-ci, les gamins ont mûri. Libre à eux de nous emmener plus loin que les pathétiques canadiens cités en début de paragraphe.

Tiens, il est l’heure de vérifier si les Offspring sont aussi mauvais en live qu’en studio. La conclusion qu’on tirera de ce show est non seulement un franc et vif « oui » mais également la certitude que le Mike Patton présent ce soir-là a dû leur refiler une de ses nombreuses idées. Ben oui, le morceau de plus d’une heure sans la moindre mélodie, c’est bien ce que Fantômas avait fait, non ? Ici, le fameuse morceau est en plusieurs parties variées, allant de la chanson garage stupide pour skateurs boutonneux à la chanson garage stupide pour skateurs boutonneux en passant par la ballade au piano mal chantée et mal composée. Même les plus fervents admirateurs du combo auront un mal de chien à digérer ce passage : « Joue des bonnes chansons ! » entend-on durant cet intermède mièvre. De bonnes chansons ? Il ne faut tout de même pas trop en demander à ce groupe de jeunes déjà vieillards grassouillets, dont batteurs et compositions varient à une cadence inversement proportionnelle ! Face à la mauvaise qualité du groupe, on ne peut que saluer la prestation... du public : les pogos sont plus virulents qu’il ne le seront jamais sur la grande scène, des accidents (visages en sang, comas et membres brisés) en veux-tu en voilà, des rixes incontrôlées à profusion, mazette, que d’action sur un concert aussi mauvais ! Et que de temps perdu pour s’assurer une place convenable pour le concert de Faith No More...

Roddy Bottum : « I heard that Paris liked to rock ! »Faith No More, justement. A trop craindre un problème de type Oasis, on a sous-estimé les San-Franciscains. Leur arrivée presque ponctuelle abat les moindres rumeurs paranoïaques, et arrache des hurlements de joie des plus bestiaux, tandis que de l’autre côté de la barrière, les silhouettes des musiciens débonnaires se détachent dans l’obscurité. L’une, massive dans un costume d’un rose seyant et muni d’une canne (le général Patton, donc) fait frémir plus qu’hurler les festivaliers, pusiqu’au fur et à mesure que l’obscurité Mike Patton : « And...does Paris also like to say goodbye ? »décline, l’on aperçoit la bande, très professionnelle, qui entâme le Reunited niais à souhait de Peaches & Herb. Certains qualifieront cette entrée en matière de soupe, tout comme les Easy, Just A Man, I Started A Joke, Midnight Cowboy et autres reprises du thème des Chariots de Feu qui garniront la fête. Ces gens-là prennent en effet Patton pour ce qu’il n’est pas, ou pas seulement : un hurleur de Metal... Ceci et l’absence un Land Of Sunshine n’auront pas suffi à jouer les trouble-fêtes. Nombre de classiques tapageurs à souhait seront distillés aux les oreilles ravies des nombreux pogoteurs. Un banquet pattonicien furieusement réussi, même si on déplorera l’absence de la reprise de Poker Face de Lady GaGa dont le Download Festival avait été gratifié plusieurs mois auparavant...

Quelques centaines de mètres plus loin, sur la Scène de la Cascade, va se former une improbable rivière de... sueur : en effet, la soirée electro annonce Calvin Harris et Birdy Nam Nam. Les deux concerts sont à la hauteur des attentes : Calvin Harris, dans un cocktail d’électro-disco-new wave, est renversant (même si le retour du public n’est pas à la hauteur) et les quatre DJ de Birdy Nam Nam (dont un ancien d’Alliance Ethnik, rien n’est jamais perdu dans la vie) enflamment ce qui reste des mêmes petites étudiantes parisiennes de la veille. Jeux de lumières, ambiance légèrement irréelle : seul bémol, pourquoi l’un des quatre hommes, vêtu d’un maillot du PSG, nous ramène-t-il à la réalité la plus sordide en beuglant continuellement « Ici, c’est Paris ! » ??

 Dimanche 30 août

Baaba Maal raté (’tendez, 15h, c’est beaucoup trop tôt pour un dimanche), on se rattrape avec Macy Gray. Si la diva ressemble maintenant à un petit baleineau (oui, elle a un petit peu forci), sa musique n’a pas pris un pet’ de graisse : beaucoup de morceaux issus de The Id : de Sexual Revolution à Boo, la Gray-sseuse nous emporte, on a envie de faire des bisous à son voisin barbu qui s’est égaré, un monsieur sur scène imite Dylan, tout se finit sous des ballons de baudruche, on est content - et optimiste pour la suite.

Qui entrevoit-on, là-bas, sur cette chère Scène de la Cascade ? Cette chanteuse bariolée et duveteuse marmonnant des refrains sucrés et portant comme personne les Wayfarer translucides... Mais c’est Sliimy, cette gentille chose stéphanoise, auréolée du succès de son premier album ! Et de la sueur due au trac : dès le deuxième morceau, le pauvre chou lance, hébété, comme dans la scène finale d’un teen movie où le timide héros doit subitement s’adresser à tous les élèves de la high school, le tout avec les doublures françaises que l’on sait : « J’ai toujours été une merde pour parler entre les morceaux »... Pendant aussi, mec, pendant aussi...

Pas possible d’avoir autant de classe que Jesse Hughes... Qui, à part lui, peut encore lâcher avec désinvolture « Baby, you can touch my moustache anytime you want » à une fille du premier rang sans se prendre un bide ? Il va sans dire que ses Eagles Of Death Metal ravissent la foule de la grande scène. Hughes le doit notamment aux sympathiques soli de Dave Catching, et à une apparition surprise de Josh Homme sur le tube Wannabe In La du dernier album Heart On. Trois riffs qui se courent après, peut-être, mais un groove démoniaque.

Josh Homme, sur le site du festival ? Hum... Il est temps de se ruer sur la scène de la cascade pour apprécier la véracité de la rumeur. Ce n’était une surprise que pour peu de gens (en tout cas, c’est sûr, pas pour les visiteurs d’inside rock...) : les fameux Petits Pois apparus sur le programme comme un chien dans un jeu de quilles sont bien le power quatuor Them Crooked Vultures. On ne présente plus les frappes Bonhamesques de Dave Grohl, les fulgurantes apparitions à la basse 4, Dave Grohl, le bûcheron qui envoyait du bois6, 10 cordes (et même les attaques d’orgue avec basses assurées par les panards, s’il vous plaît) du sémillant vieillard John Paul Jones, et les riffs de scierie, Thurstonmooresques à l’occasion, de l’imposant Josh Homme. L’autre viking du décor, Alain Johannes, donne de fréquents coups de main à l’orgue et à la rythmique. Comme à l’accoutumée, on nous régale de rasades guitareuses jouissivement obèses (les soli du dernier morceau en achevèrent plus d’un) et de roulements de batterie bulldozériens.

Qu’on réclame le droit d’être déçu du concert de MGMT... Le « tout-ManaGeMenT » qui sévissait ces derniers mois dans les hautes sphères de la hype parisienne aura suffi à faire détester le groupe à certains, et le décorum kitsch, moqué par tous ceux qui jadis se firent les pourfendeurs du jugement à l’apparence, fit le reste... Nonobstant un premier album, n’ayons pas peur des mots, excellent. Alors, que s’est-il passé, ce 30 juin 2009, sur la grande scène ? Simple. La preuve indéniable que ce duo de Brooklyn est ni plus ni moins qu’un groupe de studio. L’orchestre qui s’agite sur scène ne paraîtra pas à faire renaître la transcendance psyché qui réside dans l’excellente production de l’opus. Et avec, en guise de cache-misère, des solis bon marché de heavy où shred et tapping petits bras ont une place de choix. Bon, on concèdera tout de même à ce concert quelques moments d’incongruité Gonguesques, parfois de fulgurance Hawkwindienne, même si ce soir, sur la grande scène, la machine est bien molle...

La réclame des briscards de Prodigy, clôture du festival, est un The Prodigy, ou « Progidy » (dixit Josh Homme)...petit bijou de drôlerie : « réconcilier les fans de rock et d’électro... » De rock ? Où ça ? Ce guitariste qui traverse la scène dans tous les sens comme un japonais dans une station de métro parisien pourrait aller se vider un godet au stand Heineken que personne ne remarquerait son absence. C’est ça la magie Prodigy, s’il en est une. Avec des pogos taquinant les limites hyperboréennes de l’endurance humaine, les lumières menaçant d’épilepsie tous les petits malins du premier rang, des hideux chanteurs d’humeur 1984 monopolisant les écrans, vous comprendrez aisément les qualificatifs « éprouvant », voire « flippant » que vos portugaises eussent pu être surprises de capter à la sauvette. Quelques grands moments notables : les classiques Firestarter et Smack My Bitch Up sont le théâtre de beignes historiques, tout comme l’excellent Omen du dernier album. Alors ? Ben, heureux.

Et les 97 000 festivaliers de s’ébrouer vers le Métro 10, plus joviaux que des hamsters, les genoux démis (pas Roussos pour autant) et les acouphènes sifflotant allègrement les refrains ouïs au cours de ces trois journées mémorables. Ce n’était pas Woodstock, certes... Mais, à la réflexion, Woodstock non plus.

Photos : Duffman (Inside Rock).

Remerciements à Le Hiboo.



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