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A Place To Bury Strangers

A Place To Bury Strangers

par Oh ! Deborah le 4 août 2008

Du bruit, A Place To Bury Strangers en font avec leurs instruments qu’ils maltraitent salement en concert, paraît-il. «  Le groupe qui joue le plus fort à New York », comme on dit. Leur album est sorti en octobre 2007 dans l’ombre de leurs guitares en forme de tronçonneuses. Avec leur nom improbable et trop long, ils risquent cependant de marquer quelques esprits, ceux qui ont un faible pour le rock psychédélique et les expérimentations sous haute influence post-punk-indus et shoegaze...

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Inside Rock : Peux-tu te présenter ? Es-tu né à New York ?

Oliver Ackermann : Je suis chanteur et guitariste. Aucun des membres du groupe n’est originaire de New York.

New York est le genre d’endroit où les gens viennent pour vivre et pour mourir.

I.R : Quand as-tu réalisé que tu voulais jouer de la musique ?

O.A : Quand j’ai entendu pour la première fois un son de guitare. C’était le bonheur. Un ampli peut produire tellement de puissance et d’électricité. C’est comme être en possession d’une tronçonneuse.

I.R : As-tu participé à d’autres groupes avant d’être dans A Place To Bury Strangers ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

O.A : J’étais dans un groupe qui s’appellait Skywave et j’ai joué dans pas mal d’autres groupes comme Coin Under Tongue et Black Acid. Les autres étaient dans un groupe qui s’appellait Mofo mais nous faisions des concerts avec eux en tant que A Place To Bury Strangers, c’est comme ça que je les ai rencontré. Nous avions tous l’esprit tourné vers la musique.

I.R : Votre musique est à la fois brute et sophistiquée ; riche, sombre mais très directe. Que signifie la musique pour toi ?

O.A : Pour moi, cette musique me fait du bien, me rend meilleur dans la vie et elle m’aide à « faire avec » quand les choses ne vont pas. Elle me permet aussi de me sentir investi à fond, ce qui est une excellente chose pour ma motivation.

I.R : Peux-tu me raconter comment avez-vous eu contact avec votre label Killer Pimp (spécialisé dans les trucs « obscènes, inéluctables, absolus ») ?

O.A : Jon Whitney, qui s’occupe du label, est allé à un de nos concerts et nous a dit qu’il voulait enregistrer des chansons avec nous. Il semblait être un type sympa qui était alors accro à la musique. Il a formulé le contrat sur une serviette de table du bar, et ce sur le champ ! J’étais réticent sur le coup mais plus nous discutions avec lui, plus je découvrais ses goûts musicaux géniaux, et plus j’étais convaincu.

I.R : J’ai entendu dire que tu faisais tes propres pédales d’effets.

O.A : Oui ! Je les fabrique depuis 1999.

I.R : Votre musique est pleine de références tout en ayant sa propre personnalité. Cependant (je me permets), on ne vous a jamais dit que I Know I’ll See You contenait trois chansons des Cure (une ressemblance avec la guitare de Killing An Arab, la section rythmique de Primary et les arrangements de Other Voices) ? C’est un compliment de ma part mais je comprendrais que vous trouviez la comparaison un peu trop forcée, ou que vous en ayez marre que l’on évoque toujours les influences...

O.A : Non, j’en ai pas marre, j’adore les Cure. Ainsi que Cocteau Twins et d’autres encore. Je ne suis pas sûr d’être d’accord avec ces références en particulier mais on ne peut vraiment pas s’empêcher d’avoir des références et de susciter des comparaisons comme ça. Je n’essaie pas d’aller à l’encontre de quoi que ce soit. Si j’écris une chanson et qu’elle ressemble à une autre, je ne le fais pas consciemment mais je ne vais pas changer une chanson dans le but de sonner comme le truc le plus différent du monde. Ca ne m’intéresse pas. Je fais simplement la musique que je veux écouter.

Il est très difficile de savoir quand, où et comment les chansons vont être écrites, tu dois juste être ouvert au moment où tu te surprendras toi-même. Je pense que c’est de cette façon que l’on garde les choses pures. Il y a plein de groupes d’avant-noise-rock-jazz que les gens peuvent écouter s’il veulent entendre quelque chose qui ne ressemble à rien d’autre, ou qui comporte une structure différente.

I.R : Es-tu déjà allé en France ? Comptez-vous venir faire une tournée ici ? (au moment où leur concert n’était pas encore annoncé NdA)

O.A : Je suis déjà allé en France et c’était génial. Je crois que nous viendrons jouer à Paris le 24 Mai.

I.R : Voici une petite liste de questions brèves :

Pour ou contre l’interdiction de fumer dans les lieux publics ?

O.A : Je n’y attache pas trop d’importance. Les gens devraient avoir le droit de fumer où ils veulent, et s’il y a des fumeurs passifs qui deviennent malades, et bien ils n’ont qu’à aller dans des endroits où il n’y a pas de cigarette.

I.R : Pour ou contre le téléchargement ?

O.A : Le téléchargement, c’est super. Il s’agit juste d’écouter de la musique, non ? C’est juste ça ? La vente d’albums est à chier, tout le monde devrait donner sa musique gratuitement.

I.R : Livre préféré ?

O.A : Analog Days, The Invention And Impact Of The Moog Synthetizer.

I.R : Site préféré ?

O.A : www.radcompany.net

I.R : Ville favorite ?

O.A : New York

I.R : Film ?

O.A : Brazil.

I.R : Meilleur concert jamais vu ?

O.A : Aerial Love Feed

I.R : Heroes ?

O.A : Ecrit par David Bowie.



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