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The Blinding

The Blinding

Babyshambles

par Nils le 12 décembre 2006

2,5

paru en décembre 2006 (Capitol Records)

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Pete Doherty n’est pas encore mort. Juste aveugle. Encore et toujours aveugle de ses bêtises (« conneries » ne serait pas justifié pour l’ange d’Albion récemment plus présent en désintox qu’en studio). Déjà, former Babyshambles et laisser seul Carl maître du navire n’était pas la meilleure idée. Alors disons que ce n’est que de sa faute. Mais sortir Down In Albion et foirer la plupart des démos de l’anté-Libertines laissait l’impression qu’il touchait le fond vu que son groupe ne comprenait strictement rien aux décisions farfelue du beau prince, surtout après avoir tourné pendant un an de concerts médiocres ou inexistants.

Peu importe, les critiques le reçoivent bien, les charts mal, comme quoi les auditeurs dupes commençaient déjà à se déplacer sur le terrain Dirty Pretty Things pour laisser les groupies « fashion rock » du couple Doherty/Moss assister à leur concert/show de foire où l’on vient voir, peut-être, les dernières heures de la mode vivante.
Côté auquel même d’autres bêtes de foire et showmen avertis n’ayant pas oublié leur côté artiste comme Michael Jackson ont réussi à éviter. Mais qu’importe la tête de mule dont on se demandait si le passage par la case désintox était le mieux, replonge récemment. Il a beau dire que la prison va le tuer, il continue à composer, des choses qu’on ne verra jamais, d’autres où il faut fouiller pour entendre, et puis ce qu’il décide de sortir, sur un label qui veut bien de lui et son groupe après leur renvoi de Rough Trade. On va faire vite, balayant déjà la soporifique Love You But You’re Green dont on regrettera comme prévu la démo acoustique pour ensuite devenir sceptique sur I Wish, au rythme assez jovial cependant, mais au final nous offrant une chanson qui aurait pu couler d’une ambiance reggae-ska à la Pentonville, c’est mieux et c’est toujours ça de pris.

Ce qu’il reste est à double tranchant. Sedative porte bien son nom, un calmant bien produit pour une fois, sûrement pour nous faire passez l’erreur totale de production de Beg, Steal Or Borrow, tellement belle en acoustique (à l’émission de Jonathan Ross par exemple), la rythmique est inutile et Pete est moins investi dedans, moins touchant et l’électricité qui caresse la mélodie en sort trop confuse. Le sauvetage vient sûrement du titre phare, The Blinding, bien produit, sûrement aussi grâce à l’aparté à la moitié du morceau ou l’on sent l’euphorie de l’aveuglement progressif pour se terminer dans une plainte en chœur decrescendo, espérons que Pete rouvre les yeux pour se montrer et ainsi affirmer qu’il n’est pas ailleurs et qu’il peut encore nous toucher.



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Tracklisting :
 
1. The Blinding (3’34")
2. Love You But You’re Green (3’54")
3. I Wish (2’50")
4. Beg, Steal Or Borrow (3’09")
5. Sedative (4’07")
 
Durée totale : 17’34"