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Bleach (Deluxe Edition)

Bleach (Deluxe Edition)

Nirvana

par Parano le 30 décembre 2010

4

Paru en juin 1989 (Sub Pop), réédité le 3 novembre 2009 (Sub Pop/Rhino/Warner)

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Voila. Nous y sommes. Le premier album de Nirvana fête ses 20 ans, c’est-à dire l’âge exact du premier Led Zeppelin à la sortie de Bleach. A cette occasion, Sub Pop y va de sa réédition, version Deluxe s’il vous plait, commercialisée quelques semaines avant noël, tout comme le Live at Reading de Universal. Les fans sont ravis, ou dubitatifs. Bleach est globalement considéré comme un prototype plaisant de l’indispensable Nevermind, un premier jet métallique, sous influence des Melvins et de Soundgarden, avec son lot de bonnes chansons (About A Girl, Love Buzz, School), mais aussi ses lourdeurs (Paper Cuts, Sifting, Swap Meet). Bien sûr, on trouve, ici ou là, quelques francs tireurs, chantres de l’underground, incapables d’apprécier Nirvana ailleurs que chez Sub Pop, pour qui Bleach reste le seul album fréquentable du trio magique. Ceux là peuvent se réjouir, leur Bleach sonne comme jamais, entièrement remasterisé par monsieur Endino himself. Les autres hésiteront peut-être à acheter un album qu’ils possèdent déjà, acquis dans la foulée de Nevermind ou In utero (initialement vendu à 40 000 exemplaires, Bleach a ensuite atteint le score faramineux de 1 700 000 ventes, rien qu’aux States). Pour convaincre les indécis, le label de Seattle a sorti le grand jeu, en joignant à l’album studio un live inédit de février 1990. La classe.

Et que dire du packaging ? Le CD est accompagné d’un splendide livret de 52 pages (16 pages pour la version double 33 tours), bourré de photos, dont certaines inédites. Sub Pop s’est donné les moyens d’illustrer au plus près l’univers freaks de Nirvana. Un bel hommage rendu au groupe qui a, en son temps, assuré la survie du label. A l’heure du tout numérique, c’est déjà pas mal. Côté son, Jack Endino a terminé le boulot commencé vingt ans plus tôt. A l’époque, ses moyens n’étaient pas fameux, et le budget ridicule (les fameux 606,17 $ empruntés à Jason Everman et jamais remboursés). La version Deluxe est plus puissante, avec une batterie qui claque, un chant éclairci, des guitares tranchantes. La différence est flagrante sur une bonne chaîne hi-fi, tant pis pour les adeptes du mp3 sur haut parleur PC.

Le live, inédit, est une bonne surprise. La qualité audio est irréprochable, et la track-list agréable, puisqu’on à droit au meilleur de Bleach, agrémenté de quelques nouveautés (Dive, Sappy, Been A Son). Seul bémol : Il n’intéressera probablement que les fans hardcore. Nirvana, en février 1990, n’est qu’un (bon) groupe rock parmi d’autres, et les meilleurs concerts restent à venir. Pour les 20 ans de Nevermind, on espère que Geffen fera un aussi bon travail que Sub Pop, avec, à la clef, un live de l’été 1991 et un son moins policé. Rendez-vous dans deux ans, donc. D’ici là, régalez-vous avec Bleach Deluxe.



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Tracklisting :
 
« Bleach »
 
1. Blew (2’55")
2. Floyd The Barber (2’18")
3. About A Girl (2’48")
4. School (2’42")
5. Love Buzz (3’35")
6. Paper Cuts (4’06")
7. Negative Creep (2’56")
8. Scoff (5’12")
9. Swap Meet (3’03")
10. Mr Moustache (3’24")
11. Sifting (5’22")
12. Big Cheese (3’42")
13. Downer (1’44")
 
« Live »
 
1. Intro (0’53")
2. School (2’36")
3. Floyd The Barber (2’17")
4. Dive (3’43")
5. Love Buzz (2’58")
6. Spank Thru (2’59")
7. Molly’s Lips (2’16")
8. Sappy (3’19")
9. Scoff (3’53")
10. About A Girl (2’28")
11. Been A Son (2’01")
12. Blew (4’32")
 
Durée totale : 76’40"