Concerts
White Stripes

Paris (Zénith)

White Stripes

Le 16 octobre 2005

par Arnold le 25 octobre 2005

Les 16 et 17 octobre, les White Stripes passaient par le Zénith de Paris pour la tournée accompagnant Get Behind Me Satan, sorti depuis maintenant 4 mois. Nous y étions, près à passer une bonne soirée...

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Il est 19h nous arrivons au Zénith, encore peu rempli. La scène est couverte du matériel des White Stripes [1] cachés par des draps noir. Des plantes peintes en blanc agrémente la décoration, au couleur du groupe... Même les vendeuses de confiseries sont habillé pour l’occasion de tenues et de chapeaux rouges, blancs et noirs.

Le concert commence à l’heure, 19h30... Super tôt pour un concert je trouve mais bon... Trois énergumènes investissent un espace minuscule, coincé entre la batterie et le piano encore masqué des deux stars de la soirée. Le groupe s’appelle Greenhorns et propose une musique très influencée sixties. Rien de neuf, un peu réchauffé même, mais les musiciens assurent, sous la houlette d’un batteur leader digne d’un Dave Grohl. Comme d’habitude le son du Zénith est affreux et rien ne sors des micros du chanteur si ce n’est une espèce de yaourt sonore infâme. Je me dis que les ingés du sons profitent de la première partie pour les dernier réglages... Dommage pour les Greenhorns. Mais le groupe continue. Soudain, au milieu du fouillis sonore, nous reconnaissons le riff d’intro du célèbre Boom Boom de John Lee Hooker... Une reprise ? Non c’est bien un titre du groupe... Étrange tout de même de coller un riff aussi proche d’un titre aussi mythique que ça... Mais bon sans être original, le groupe assure. La première partie prend fin et nous nous rapprochons de la fosse, pour rentrer dans le vif du sujet avec les White Stripes...

Les roadies s’affairent sur scène. Et comme les White Stripes, en plus de leur musique se reconnaissent à leur esthétique, les roadies sont habillé classe, tout en noir, veston et chapeau vissé sur le crane... Des tentures rouges noires et blanches apparaissent des deux coté la scène, représentant des silhouette de végétation rappelant les plantes qui ornent la scène. Les instruments sont enfin dévoilé. La batterie et les timbales rouge et blanche de Meg, le piano à queue de Jack, un xylophone rouge et blanc, guitares, ampli etc. Les lumières s’éteignent...

Et voilà Jack White suivi de sa « soeur » Meg qui déboulent sur scène sous les hourras du public exalté. Jack est habillé comme le nouveau clip : tel un jack l’éventreur sorti tout droit du XIXe siècle, pantalon noire, cape noire, chapeau haut de forme, canne à pommeau transparent... La classe quoi. Il empoigne ça guitare et c’est partie. Au fond de la scène un grand drap noir tombe dès la première explosion sonore, laissant apparaître une grande tenture, qui complète le paysage des autres sur les cotés : un couché de soleil sur un paysage de tropique, un éden, et une pomme symbolisant le fruit défendu semble flotter et briller au centre du paysage, allégorie du titre du dernier album probablement, en tout cas du plus grand effet. Oui mais voilà. On est toujours au zénith et les ingés son ont du rester chez eux ce dimanche, et le son est toujours aussi pourri. Les paroles de Blue Orchid sont incompréhensibles et la musique à peine audible... Sur scène Jack se démène comme un diable avec sa guitare alors que Meg tape ses fûts, marquant le tempo, mais sans plus. Ce n’est pas un mythe, le jeu de Meg White est vraiment très limité... Mais bon c’est ce qui fait en partie la particularité du son du groupe.

Les titres s’enchainent, Meg vient faire entendre sa jolie voix sur Passive Manipulation juste après Dead Leaves, surprenant tout le monde... Mais la prestations live ne me donne pas la claque que j’attendais... Il manque quelque chose. L’ambiance peut être... Certes, le coeur de la fosse s’excite comme d’habitude, agite le point, fait le signe de la bête, des fans s’adonne à l’activité favorite des concert : le crowdsurfing... Mais bon, cela concerne vraiment le noyau de fans présent juste devant la scène. Plus on s’éloigne, plus le public est statique. Les White Stripes ont semble-t-il encore un grand public de bobos... Ces incorrigibles tue-l’ambiance sont encore là, véritable vérole d’un concert de rock. Alors que les kids s’excitent, ils râlent, dérangés dans leur petit confort, de peur de prendre un bleu. Pour compléter le tableau, chacun semble attendre LE tube : Seven Nation Army... Il suffisait que le groupe entame une intro sur un riff électrique pour que le public hurle, et... se calme réalisant que ce n’est pas le bon titre. Flûte alors ! Pourtant Jack essaye de faire participer le public, en le faisant chanter sur le refrain de I Just Don’t Know What To Do With Myself, l’un des meilleurs moment du concert... Mais la communion n’est pas là...

Le groupe quitte la scène, sous les yeux d’un public étonné. Effectivement la première partie fait un peu court... Mais le groupe revient encouragé par les hourra du public qui n’a pas encore son tube... Le groupe se donne encore comme il faut. Jack est toujours survolté et cours de gauche a droite... Et puis ça y est... Les White Stripes entame leur hymne ! C’est l’euphorie générale... D’un seul coup tout le monde s’excite et bouge son corps. Seul un ahuri se tient raide comme un piquet et se bouche les oreilles... de peur de perdre un tympan probablement... Et voila en 3 minutes un aperçu de se qu’aurait pu être un bon concert des White Stripes sans ses affreux bobo venu pour le phénomène et pour entendre ce tube...

Le concert prend fin, et avec un arrière goût de déception nous rentrons chez nous... Nous avons passé une bonne soirée, le White Stripes sont bons, même si leur musique n’est pas la plus innovante... Mais une sono affreuse et un public mort ont eu raison de nous... Une bonne soirée, certes. Mais ça fait cher la bonne soirée...



[1photo de Patrick Keeler

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