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Everything Goes Wrong

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Vivian Girls

par one minute in the dream world le 5 octobre 2009

4

Paru le 8 septembre 2009 (In The Red)

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Faisant suite à un premier album remarquable, et remarqué, portant le nom du groupe, les Vivian Girls remettent le couvert avec ce second effort compact et souvent up-tempo.

Ce faisant, elles perpétuent la recette, sans surprises certes mais extrêmement bien maitrisée et d’une efficacité surprenante, d’une noisy-pop jouée avec une énergie punk et porteuse de légers relents shoegaze. Leurs morceaux, joués à la vitesse des Wedding Present première époque (excellent duo d’ouverture, noisy et rapide, constitué de Walking Alone At Night et I Have No Fun à l’écoute duquel on comprend que les trois filles ne sont pas là...pour rigoler justement), font mouche et dévoilent ça et là de superbes mélodies très 60’s (Can’t Get Over You et ses envolées guitaristiques magiques), et sur The End, c’est à une formation comme Mega City Four, au moment de Tranzophobia et Who Cares Wins, que l’on pense. Les Vivian Girls se montrent tout aussi performantes dans un registre plus saccadé (Tension) et au final, on ne sait plus très bien où on en est d’un point de vue musical. Shoegaze, noisy-pop, punk, prétentions 60’s enjolivant le tout ; toutes ces influences se télescopent pour former des morceaux uniquement dus à la spontanéité, au savoir-faire et au sens du « brassage » des donzelles. Des titres aux airs de standards immédiats d’un genre à la fois « redevable » et personnel, évocateur aussi bien des épopées shoegaze de My Bloody Valentine que des dérapages noisy ou plus pop des Mary Chain et plus généralement, de toute cette vague issue des années 90. I’m Not Asleep, lui, aurait d’ailleurs parfaitement figuré sur le Isn’t Anything de la troupe à Kevin Shields et en certaines occasions, de superbes envolées de guitares dignes de...Joey Santiago, à la fois claires et distordues, saupoudrent le tout de leurs interventions décisives.

En outre, leur vitesse d’exécution et leur formule simple, quoique se situant à la croisée de plusieurs tendances, font qu’on pourrait les considérer, en quelque sorte comme les Ramones noisy de notre époque. Il est aussi à noter qu’au sein d’un seul et même morceau, elles ont l’art et la manière de se réfréner, ralentissant légèrement pour ensuite repartir de plus belle et inversement, mais aussi d’imbriquer et rendre complémentaires des plages issues de tendances différentes.

Les Vivian Girls, avouant des influences, donc, majoritairement 90’s, ont l’intelligence de ne pas s’y cantonner et y adjoignent de superbes mélodies plus datées à la Shangri La’s, qu’elles arrivent à mettre en valeur dans le chaos (You’re My Guy, fulgurant et insubordonné) comme dans leurs moments les plus délicats, (le superbe Before I Start To Cry, digne des morceaux les plus posés des Breeders, qui ferme la marche). Elles convainquent ainsi sur la durée et passent avec brio l’étape décisive du second album, justifiant magistralement le « buzz » créé autour d’elles à la sortie du premier opus.



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Tracklisting :
 
1. Walking Alone at Night (1:40)
2. I Have No Fun (1:26)
3. Can’t Get Over You (3:34)
4. Desert (2:39)
5. Tension (2:29)
6. Survival (2:29)
7. The End (3:13)
8. When I’m Gone (3:27)
9. Out for the Sun (4:12)
10. I’m Not Asleep (1:59)
11. Double Vision (4:18)
12. You’re My Guy (1:53)
13. Before I Start to Cry (2:22)
 
Durée totale : 35:41

Vivian Girls

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