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« Pas mal non ? C'est français ! »

« Pas mal non ? C’est français ! »

Part 2 : French muscles

par Sylvain Golvet le 21 avril 2013

Pour ce qui est de pousser les décibels, le français n’est pas timide. Et plutôt créatifs avec ça, plus encore que quand il se cantonne au domaine pop-rock où il ne fait pas le poids face aux anglo-saxons. Alors que dans le metal, le hardcore, le stoner ou le math-rock, l’hexagone fait plaisir à entendre. Allez, on met les bouchons et on y va !

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7weeks

Sur scène, 7 Weeks dispose d’un son à vous décrocher le dentier. Batterie, basse, guitare et même clavier, ils enrichissent leur formule metal d’une volonté de varier les ambiances, qui peuvent passer de la bonne grosse pilonnade à la tension sourde. Leur album Plays Dead Of Night, enregistré pour servir de bande-son au film Dead of Night (1972) est particulièrement classe. Ils y jouent l’alternance entre les dialogues du film qui nous immerge à fond dans une ambiance cinématographique tendue et inquiétante tout en oubliant pas de composer des morceaux avec des parties chantées libératoires.

Mars Red Sky

La formule stoner de Mars Red Sky n’est pas fondamentalement différente de celle de nombre de ses confrères. Sauf que grâce à une voie aérienne presque féminine, une guitare qui se balade dans les aiguës en opposition au bourdonnement de la basse ainsi qu’un tempo légèrement ralenti, le groupe développe une ambiance à la fois langoureuse et cotonneuse où l’on aime bien se perdre.

Fordamage

Fordamage fait partie de ce mouvement post hardcore/math rock né à la fin du siècle dernier et qui particulièrement bien représenté en France. Et plus particulièrement même à Nantes, via notamment le label Kythibong qui signe Pneu, Room 204 ou Papier Tigre.
« Ils sont de cette génération pour qui les histoires de famille musicale ne s’apparentent pas à un style » clame leur bio. On peut tout de même y entendre une filiation Shellac/Fugazi difficilement négligeable, ce qui ne doit pas faire rougir les frenchies tant leur énergie est peu commune. Le quatuor montre sur son dernier album Volta Desviada qu’il fait preuve d’une belle précision et d’une maitrise technique qui leur permet de livrer des morceaux aussi mélodieux que puissant. À confirmer en concert mais il y a peu de chance qu’ils y soient décevants.

Loading Data

Le nouveau QOTSA n’est pas encore sort et rien de dit qu’il sera dans la veine robot stoner particulièrement poussé sur Era Vulgaris. Quoiqu’il arrive, autant se jeter tout de suite sur ce Double Disco Animal Style, le nouvel opus de Loading Data, les « vétérans » du stoner français. Produit par notre Alain préféré (pas Delon, Johannes bien sûr), cet opus est gorgé de chansons pour bouger son popotin et frapper des mains. Mention spéciale à So High et son riff heurté, parfait pour se déhancher.

Blaak Heat Shujaa

Après un 1er album correct, ces jeunes français ont tenté l’exil à LA et ont passé la vitesse supérieur avec leur EP The Storm Generation puis leur nouvel album The End of an Era, enregistrés dans la foulée chez Scott Reeder (Kyuss, The Obsessed,…). Le résultat convoque Morricone, psychédélisme, poésie beat, orientalisme et devrait parler aux fans de Om et même de Secret Chiefs 3. Le tout a beau avoir été enregistré en très peu de temps et dans les conditions du live, le résultat sous entend des heures de répétitions acharnées pour arriver à cette exécution si précise. Et la façon dont le guitariste fait parler le twang est simplement parfait.
Mes petits chouchous du moment.

Glowsun

Death's Face by Glowsun on Grooveshark

Glowsun œuvre dans le stoner quasi instrumental et comme Blaak Heat Shujaa incorpore quelques mélodies non occidentale dans ses riffs, dans des compositions progressives proche des suisses de Monkey3 (qui échouent de peu à apparaître dans cette playlist). Le son est du genre mastodonte, du genre à faire se pâmer les fans de Karma to Burn, surtout quand on se dit qu’ils ne le produisent qu’à trois.
Johan a même plus d’une corde à sa guitare puisque c’est aussi un illustrateur talentueux, auteur des visuels du groupe mais aussi de magnifiques sérigraphies pour des divers concerts. (http://alkaprint.fr/johanjaccob)

Last Barons

On présente plus les Last Barons ici. Leur deuxième album Cheval de Troie avait fait forte impression lors de sa sortie, avec son mélange sophistiqué de grunge, de stoner et de metal qui sent le travail bien fait. Rien de plus à dire depuis si ce n’est qu’on ne pouvait pas les laisser de côté.
Vous pouvez toujours aller jeter un oeil sur notre interview.



Vos commentaires

  • Le 1er mai 2013 à 11:41, par Arnaud En réponse à : « Pas mal non ? C’est français ! »

    Merci pour ce très bon article « tour d’horizon », je cherchais exactement ça : des groupes français un peu plus confidentiels que Lofofora ou Mass Hysteria, mais tout aussi bons !

    Vraiment un bon article :)

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