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Pearl Jam - 20 years

Pearl Jam - 20 years

22 octobre 1990

par Brice Tollemer le 13 septembre 2010

Pearl Jam fête ses vingt ans d’existence. Pour célébrer ça, faisons un retour sur vingt concerts mémorables du groupe. A tout seigneur, tout honneur, commençons donc par le premier.

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Ville : Seattle, état de Washington
Salle : Off Ramp Café
En première partie de : Inspector Luv & the Ride Me Babies, Bathtub Gin
Spectateurs : 299
Setlist : Release, Alone, Alive, Once, Even Flow, Black, Breath, Girl
Le concert en streaming

C’est l’automne à Seattle. La vie de la cité émeraude s’écoule paisiblement dans un relatif anonymat. Nichée tout au bout du nord-ouest américain, elle est musicalement tenue à l’écart des tournées qu’effectuent la plupart des grands groupes de rock. Seules les formations phares de l’undergound s’aventurent ici. On admire Sonic Youth. On vénère Fugazi. Le jeune garçon timide qui arrive sur la petite scène du Off Ramp Café ce soir d’octobre 1990 est d’ailleurs un fan inconditionnel des disques de Thurston Moore et de Ian Mackaye. Il vient tout juste de débarquer de San Diego, où il s’adonnait au surf et faisait partie d’un obscur groupe appelé Bad Radio. Un jour, son pote Jack Irons lui file une démo de deux guitaristes et d’un bassiste qui sont à la recherche d’un nouveau chanteur. Un mois plus tard, Eddie Vedder atterrit à Seattle. Et commence à répéter en compagnie de Stone Gossard, Jeff Ament, Mike McCready et Dave Krusen.

La pression sur ses épaules est immense. Nouvel arrivant, il est d’une certaine façon considéré comme le successeur d’Andy Wood, chanteur de Mother Love Bone (dont faisaient partie Gossard et Ament) et décédé d’une overdose au printemps 1990. La nouvelle formation, Mookie Blaylock (en hommage au basketteur qui officiait alors chez les New Jersey Nets et qui portait le numéro 10) n’a qu’une petite semaine d’existence. Mais les nouvelles compositions du guitariste et du bassiste vont faire mouche immédiatement. « Once », « Alive », « Even Flow » et « Black » connaissent leur baptême du feu. Le chant de Vedder dès les premières notes de « Release » donne déjà des frissons à tout le public. Au total, huit titres seront joués, dont « Alone », une future b-side, et « Girl », qui ne sera sur aucun album par la suite. Les quarante-cinq premières minutes publiques de ce qui allait devenir bientôt Pearl Jam convainquent largement les quelques trois cent personnes qui étaient présentes ce soir-là. Il faut dire que pour un groupe qui n’a que sept jours de répétitions communes, le résultat est largement enthousiasmant. Evidemment les futurs standards du groupe diffèrent de leurs versions définitives que des millions de fans entendront sur Ten une année plus tard (« Even Flow » est notamment interprétée de façon beaucoup plus lente), mais la maturité et la construction des chansons sont étonnamment bien en place. Deux mois après ce premier concert fondateur, Mookie Blaylock joue en première partie d’Alice In Chains, toujours à Seattle, au Moore Theatre et finit de conquérir la scène musicale de la ville. L’intégration est donc réussie pour Eddie Vedder, chose qui n’était pas initialement aisée, car son attitude réservée contrastait avec la flamboyance et l’exubérance du regretté Andy Wood. Pour les vétérans du grunge que sont Stone Gossard et Jeff Ament, la transition est prometteuse après la période Green River et Mother Love Bone. Soudgarden, Nirvana et Alice In Chains ont déjà sorti des albums à cette époque. L’année suivante, the emerald city sera la nouvelle Mecque du rock&roll. Pour le meilleur et pour le pire.

(thanx to Twofeetthick& Pearljambootlegs)



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